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Actualités - Conferences Et Seminaires

Conférence à plusieurs voix pour le 50e anniversaire de l'Institut de Chemlane

Sous le patronage de M. Michel Eddé, ministre d’Etat, organisée par l’ambassade de Grande-Bretagne, une conférence s’est tenue hier à l’Alumni de l’université américaine de Beyrouth à l’occasion du 50e anniversaire du MECAS (Middle East Centre for Arabic Studies) qui s’était installée à Chemlane en 1947 avant de fermer ses portes en 1978. Ce centre britannique enseignait la langue et la culture arabes aux étrangers et spécialement aux britanniques du Foreign Office.
Ont assisté à la conférence, M. Michel Eddé, l’ambassadeur de Grande-Bretagne, M. David Ross Maclennan, l’ambassadeur des Etats-Unis, M. Richard Jones, un groupe de 60 personnes, formé d’anciens du centre et de leurs épouses, arrivés à Beyrouth le 15 novembre et plusieurs universitaires.
C’est M. Maclennan qui a pris la parole en premier. Il a affirmé avoir appris «la langue arabe à Chemlane», notant que, «la connaissance de cette langue est la clé d’une meilleure compréhension de la complexité du monde arabe». Il a déclaré que «les anciens élèves du centre ont été touchés par les tragédies qu’a connues le Monde arabe, particulièrement la Palestine et le Liban». L’ambassadeur britannique a souligné que «ses anciens camarades, en visite à Beyrouth, seront attristés de voir le Liban d’après guerre certes, mais aussi ils trouveront beaucoup de choses à admirer, ils redécouvriront le charme, la courtoisie et l’esprit d’entreprise du peuple libanais». Il a estimé que «le temps passé au centre de Chemlane était une expérience unique et précieuse que nous avons portée tout au long de notre vie».
M. Eddé s’est, pour sa part, adressé au public en arabe et en anglais. Il a déclaré que cette rencontre est «une occasion pour célébrer les relations entre la Grande-Bretagne et le Liban, c’est également une manière d’affirmer une volonté de coopération sur différents plans, politique, économique et culturel». Il a souligné que «le Liban, qui est fier de son appartenance et de son rôle arabe et qui fait partie de la francophonie, ne trouve aucun mal à voir s’ouvrir sur son territoire des centres et des académies de langue et de culture anglaise». Il a estimé que «la réouverture, il y a deux ans, du British Council est un gain culturel pour le Liban et la Grande-Bretagne». M. Eddé a affirmé qu’il y «a trois décennies la Grande-Bretagne a choisi de ne plus considérer le Moyen-Orient comme l’une de ses priorités; cette décision a eu des retombées négatives». «Pourtant l’expérience acquise par la diplomatie britannique, au long de deux siècles, ne peut être sous-estimée ou remplacée», a-t-il noté. «Une implication britannique, plus active dans la recherche d’une solution juste et globale au conflit israélo-arabe, sera bénéfique pour toutes les parties concernées». M. Eddé a souligné que «si la Grande-Bretagne a joué un rôle dominant dans l’histoire des siècles derniers, ce n’est pas seulement grâce à l’invincibilité et à la force de la marine britannique, mais aussi et surtout grâce à la sagesse et aux qualités remarquables de ses diplomates, qui avec leur patience, leur culture et leur ténacité ont changé parfois le cours de l’Histoire». Il a conclu que «l’apprentissage de la langue d’autrui nous permet de connaître sa culture, sa mentalité, son histoire et sa tradition, ce qui mène à développer le respect et à nouer des liens. C’est justement dans cette optique qu’il faut apprécier le rôle qu’a joué le centre de Chemlane».
Quant à M. James Craig, ancien directeur du MECAS et ancien ambassadeur de Grande-Bretagne en Arabie Séoudite et en Syrie, il a évoqué l’histoire de l’institut qui a été fondé à l’initiative du Foreign Office. «Installé en 1944 en Palestine, il a, depuis sa création, été administré par le bureau du Foreign Office au Moyen-Orient. Le centre a été transféré au Liban en 1947». Il a souligné que «le MECAS a été établi à Chemlane, dans un ancien bâtiment datant des années 20, ensuite un immeuble a été spécialement construit dans le même village en 1956 pour loger le centre et ses étudiants». «Ce centre destiné aux anglais a vu défiler des personnes de plusieurs nationalités, notamment des Suisses, des Allemands, des Pakistanais, des Suédois et des Français», a-t-il noté. M. Craig a affirmé que «la raison principale du choix du Liban, comme siège de l’institution, était la stabilité dans laquelle baignait le pays, stabilité qui s’est avérée précaire et temporaire». Il a rappelé que le centre a connu plusieurs difficultés depuis 1967, difficultés qui ont abouti à la fermeture définitive en 1978. «Depuis cette date le MECAS a disparu et je ne pense pas qu’il réexistera un jour». En conclusion, il a remercié les 36 professeurs du centre (20 Palestiniens et 16 Libanais), le personnel de l’école et les habitants de Chemlane «qui nous ont appris l’hospitalité et les traditions arabes».
Rappelons que le groupe des anciens de Chemlane est arrivé au Liban le 15 novembre et il quittera le 21 du mois courant.
Sous le patronage de M. Michel Eddé, ministre d’Etat, organisée par l’ambassade de Grande-Bretagne, une conférence s’est tenue hier à l’Alumni de l’université américaine de Beyrouth à l’occasion du 50e anniversaire du MECAS (Middle East Centre for Arabic Studies) qui s’était installée à Chemlane en 1947 avant de fermer ses portes en 1978. Ce centre britannique enseignait la langue et la culture arabes aux étrangers et spécialement aux britanniques du Foreign Office.Ont assisté à la conférence, M. Michel Eddé, l’ambassadeur de Grande-Bretagne, M. David Ross Maclennan, l’ambassadeur des Etats-Unis, M. Richard Jones, un groupe de 60 personnes, formé d’anciens du centre et de leurs épouses, arrivés à Beyrouth le 15 novembre et plusieurs universitaires.C’est M. Maclennan qui a pris la parole en...