Le Championnat du monde (non officiel des Masters) s’annonçait comme le dernier épisode en 1997 de la confrontation entre les anciens et les prétendants à leur succession avant, qui sait, une passation de pouvoir l’an prochain.
En remportant le titre pour la quatrième fois, après avoir maté les chefs de file de la nouvelle génération, le Britannique Greg Rusedski, l’Australien Patrick Rafter, le Suédois Jonas Bjorkman et le Russe Evgueni Kafelnikov, tous dans les dix premiers du classement ATP, le numéro un mondial américain a clairement signifié qu’à 26 ans il n’entendait pas céder la place.
«J’ai eu envie de quitter le court après le premier set, a reconnu Kafelnikov, à l’issue de la finale. Je lui ai demandé après: comment as-tu pu me faire ça? Il m’a juste dit: désolé. Quand il est lancé, il est imbattable».
Bjorkman: Quand il joue aussi bien, il n’y a rien à faire». Sampras serait-il trop bon? Rafter: «Me poser la question n’est sans doute pas très indiqué puisqu’il me botte le train à chaque fois».
Sampras lui-même cultivait l’autosatisfaction après avoir écœuré Kafelnikov, à l’issue de la finale et conquis son huitième titre de l’année: «Au fond de moi, je sais que quand tout marche, je suis quasiment imbattable».
Sur les traces d’Emerson
Il y eut bien, au premier jour de la compétition, cette défaite contre un autre nouveau venu, l’Espagnol Carlos Moya, son unique faux-pas de l’année contre un des dix meilleurs. Mais Sampras l’a expliqué par la fatigue: «Pour rester au sommet, vous ne pouvez vous présenter à plat comme je l’ai fait devant Moya». Et Moya de confirmer: «Il valait sûrement mieux le rencontrer le premier jour, avant qu’il trouve son rythme».
«Dans la constance, c’est lui le meilleur du monde», a reconnu Rafter. L’Australien, présenté comme le grand rival à venir de Sampras, vient de remplacer au deuxième rang mondial un autre ancien, l’Américain Michael Chang.
«C’est bien pour le jeu de voir de nouveaux types», a déclaré Sampras, tout en regrettant les préretraités André Agassi ou Boris Becker. mais il a refusé de désigner son successeur: «Ils ont tous leurs forces», a-t-il louvoyé, avant d’ajouter, un rien perfide: «Avoir une grande année, c’est bien, reste à savoir si vous pouvez la renouveler. On verra à l’usage qui tenait vraiment la route».
Une certitude: lui finira pour la cinquième année consécutive en tête du classement ATP. Seul son compatriote Jimmy Connors avait fait aussi bien. Au début du Championnat du monde, Sampras indiquait qu’il aimerait battre ce record. A leur terme, il évoquait un autre record, celui du nombre de victoires en tournois du Grand Chelem, détenu par l’Australien Roy Emerson, avec 12 succès: «J’espère encore jouer jusqu’à 30 ans. J’espère bien battre le record».
Sampras en est déjà à dix. Rafter et consorts sont prévenus.
Philadelphie: Victoire
finale de Martina Hingis
La Suissesse Martina Hingis, N.1 mondiale et tête de série N.1, a remporté dimanche le tournoi de tennis de Philadelphie (Pennsylvanie), comptant pour le circuit féminin et doté de 450.000 dollars, en battant en finale l’Américaine Lindsay Davenport (N.5), 7-5, 6-7, (7/9), 7-6 (/4).
Simple dames — Finales:
Martina Hingis (Sui/N.1) bat Lindsay Davenport (USA/N.5) 7-5, 6-7 (7/9), 7-6 (7/4). (AFP)


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