Certaines thérapies, notent les chercheurs, permettent désormais de faire baisser en 2 à 4 mois la charge virale à des taux indétectables dans le plasma.
Toutefois, en observant les globules blancs ou lymphocytes CD4 du système de défense immunitaire de 22 malades traités avec succès pendant 30 mois, les auteurs de la première étude, dirigée par le Dr Diana Finzi de la faculté de médecine de l’Université Johns Hopkins de Baltimore (Maryland), ont trouvé des «réservoirs» de VIH.
Prélevant des lymphocytes précédemment infectés chez lesquels le virus était devenu inactif, les chercheurs ont détecté chez certains un virus latent. Le nombre de ces cellules était bas mais est resté constant tout au long de l’étude. Par ailleurs, le virus examiné n’a pas montré de mutations liées à une résistance aux médications.
Cette découverte de «réservoirs» de virus inactif et n’évoluant pas devrait être pris en compte avant toute décision sur l’arrêt d’une thérapie, soulignent les auteurs de l’article.
Dans une seconde étude publiée par «Science», l’équipe du Pr Joseph Wong, de la faculté de médecine de la Jolla de l’Université de Californie, rapporte avoir également observé un virus latent chez des malades dont la charge virale se maintenait à un niveau très faible (moins de 50 copies par millilitre) après deux ans de traitement.
Ces chercheurs soulignent qu’ils n’ont pas discerné de résistance aux médicaments ou d’évolution détectable dans ce virus resté dans les cellules, ce qui indique que le VIH est resté à l’état latent, mais que la thérapie était adéquate. (AFP)


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