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Actualités - Chronologie

Abbacha dissout le parlement nigérian

Le chef de l’Etat nigérian, le général Sani Abacha, a annoncé hier la «dissolution» de son gouvernement et «l’amnistie» de certains détenus politiques qu’il n’a pas nommés.
Le chef de l’Etat s’exprimait à Abuja à l’occasion du quatrième anniversaire de sa prise du pouvoir et ses propos ont été retransmis par la radio nationale.
La dissolution du gouvernement prend effet «immédiatement». Un «nouveau cabinet», dont la composition sera annoncée ultérieurement, assurera la direction des affaires du pays jusqu’au 1er octobre 1998, date à laquelle prendra fin l’administration militaire du Nigeria, a réaffirmé le général Abacha.
«Aujourd’hui, alors que nous entrons dans la phase terminale de cette administration (militaire), nous allons aborder l’étape la plus cruciale de l’accomplissement du programme de transition qui doit s’achever le 1er octobre 1998», a-t-il souligné.
A cette date, conformément à son engagement solennel, le régime militaire du général Abacha, au pouvoir depuis le 17 novembre 1993, doit remettre le pouvoir à un président civil démocratiquement.
L’élection présidentielle, à laquelle participeront cinq formations politiques officiellement enregistrées, a été fixée au 1er août 1998.
«Dans ces circonstances» et «ayant pris bonne note au désir de certains membres du gouvernement de participer pleinement au processus politique en cours, j’ai l’obligation de dissoudre le gouvernement et de mettre en place un nouveau cabinet. Cette mesure de dissolution prend effet immédiatement», a souligné le général Abacha.
Le gouvernement a décidé par ailleurs d’accorder «l’amnistie aux détenus dont la libération ne portera pas atteinte à la paix et à la sécurité du pays», a annoncé le général Abacha.
«J’ai l’espoir que les détenus qui seront libérés réintégreront pleinement la société et participeront positivement aux efforts de la nation», a ajouté le chef de l’Etat.

Injustice

Il reviendra aux différents organes chargés de la sécurité du pays de divulguer les détails concernant les personnes concernées par ces mesures d’amnistie, a-t-il poursuivi.
Le général Abacha a par ailleurs dénoncé comme «injuste et inacceptable» l’utilisation par certains membres de la communauté internationale de leur conception des droits de l’homme et de la démocratie pour «interférer dans les affaires intérieures des Etats».
«Il est évident que les questions des droits de l’homme et de la démocratie sont utilisées par certains membres de la communauté internationale comme un stratagème pour interférer dans les Affaires intérieures des Etats», a déclaré le général Abacha.
Le général Abacha a cité comme exemple, sans autre détail, les relations actuelles du Nigeria avec le Commonwealth.
Lors de son récent sommet fin octobre à Edimbourg (Ecosse), le Commonwealth a vivement dénoncé la politique des droits de l’homme du régime militaire nigérian et maintenu la mesure de suspension du Nigeria de son organisation.
La suspension du Nigeria avait été décidée en novembre 1995 à la suite des exécutions de l’opposant Ken Saro-Wiwa et de ses huit compagnons du mouvement pour la défense de la minorité ogonie (sud), qui avaient scandalisé la communauté internationale.
Le général Abacha a toujours répondu à ses détracteurs que sa politique de fermeté lui avait été dictée par sa volonté de rétablir la paix et la stabilité du Nigeria, menacées, selon lui, à l’époque de sa prise du pouvoir en novembre 1993.
La libération de détenus annoncée hier a été rendue possible car «ces deux objectifs fondamentaux ont été atteints», a souligné le général Abacha.
Le général Abacha a adressé, enfin, une ferme mise en garde à la presse locale, indiquant que son administration «ne tolérerait aucune action susceptible de faire dérailler le processus de transition en cours».
Le général Abacha s’est également félicité de l’assainissement de l’économie nigériane. Le cours de la Naira est resté stable durant ces quatre dernières années (1 dollar = 80 Naira), l’inflation a chuté de 100 à 10% et la dette extérieure a été ramenée de 34 à 28 milliards de dollars l’année dernière, a-t-il fait valoir. (AFP)
Le chef de l’Etat nigérian, le général Sani Abacha, a annoncé hier la «dissolution» de son gouvernement et «l’amnistie» de certains détenus politiques qu’il n’a pas nommés.Le chef de l’Etat s’exprimait à Abuja à l’occasion du quatrième anniversaire de sa prise du pouvoir et ses propos ont été retransmis par la radio nationale.La dissolution du gouvernement prend effet «immédiatement». Un «nouveau cabinet», dont la composition sera annoncée ultérieurement, assurera la direction des affaires du pays jusqu’au 1er octobre 1998, date à laquelle prendra fin l’administration militaire du Nigeria, a réaffirmé le général Abacha.«Aujourd’hui, alors que nous entrons dans la phase terminale de cette administration (militaire), nous allons aborder l’étape la plus cruciale de l’accomplissement du...