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Actualités - Chronologie

Védrine se rend au P.O. sans trop d'illusions

Le ministre français des Affaires étrangères Hubert Védrine va entamer dans dix jours sa première visite au Proche-Orient, un déplacement qu’il effectue sans trop d’illusions.
M. Védrine se rendra successivement du 24 au 26 novembre en Israël, dans les territoires autonomes palestiniens et en Egypte. Cette visite sera suivie les 12 et 13 janvier d’une tournée qui le conduira au Liban, en Jordanie et en Syrie.
Ce déplacement en deux phases «vise surtout à écouter les uns et les autres, à prendre contact avec les responsables régionaux, le ministre n’étant pas porteur de propositions nouvelles pour sortir de la crise», a indiqué une source proche du dossier.
Peu après avoir pris ses fonctions en juin dernier, M. Védrine avait reconnu l’impuissance des grandes puissances à trouver une solution à la crise. «Cette évaluation a toujours cours aujourd’hui», a ajouté la même source.
Contrairement au passé, la diplomatie française n’a pas occupé le terrain en se rendant fréquemment dans la région.
La dernière tournée ministérielle française au Proche-Orient remonte à mars dernier avec le déplacement du chef de la diplomatie française de l’époque, Hervé de Charette, qui avait fait de cette zone sa «spécialité».
Dès son arrivée au Quai d’Orsay, après la victoire de la gauche, M. Védrine avait eu à traiter en priorité d’autres dossiers diplomatiques, notamment la construction européenne.
Après avoir envisagé de se rendre dans la région à la fin de l’été, M. Védrine avait reporté son projet en raison notamment des attentats anti-israéliens de l’été, et préféré céder la place au secrétaire d’Etat américain, Madeleine Albright, principal arbitre du processus de paix.
Fortement encouragée par M. Védrine à «ne pas rester passive», la diplomatie américaine s’est mobilisée mais sans réaliser de percée dans les négociations israélo-palestiniennes.

Dérapage

Vendredi, un haut responsable américain accompagnant Mme Albright s’est inquiété d’un «dérapage» des négociations de paix avant de rencontrer le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Londres, puis le président de l’Autorité palestinienne, Yasser Arafat, à Berne.
Ces deux rendez-vous font suite aux pourparlers qui ont eu lieu la semaine dernière à Washington entre responsables israéliens et palestiniens pour tenter de faire progresser l’application des accords israélo-palestiniens de 1995. Ces quatre jours de négociations ne s’étaient conclus sur aucune avancée.
Le fossé profond qui sépare les deux parties a amené tous les parrains du processus de paix, Russes compris, à se mobiliser au cours des dernières semaines.
En visite dans la région fin octobre, le ministre russe des Affaires étrangères, Evgueni Primakov, a proposé «un code de conduite pour la paix et la sécurité au Proche-Orient» en 12 points. Il a également annoncé la nomination d’un envoyé spécial permanent pour le processus de paix au Proche-Orient, à l’instar de ce qu’a fait l’Union européenne.
La visite de M. Védrine interviendra après celle que fait actuellement dans la région le chef de la diplomatie luxembourgeoise, Jacques Poos, dont le pays assure la présidence de l’Union européenne.
Les Quinze ont eux aussi mis au point un «code de conduite» pour rétablir la confiance, prévoyant la fin des actes unilatéraux, et la mise en place d’un comité permanent de sécurité au sein duquel l’UE aura un siège.
Symboliquement, M. Védrine entamera sa visite en Israël, ce qui témoigne du souhait de tourner la page, après ses vives critiques contre la politique «catastrophique» du gouvernement israélien. Son premier déplacement en Israël sera réservé au mémorial des déportés juifs de Yad Vachem à Jérusalem.
Le ministre français des Affaires étrangères Hubert Védrine va entamer dans dix jours sa première visite au Proche-Orient, un déplacement qu’il effectue sans trop d’illusions.M. Védrine se rendra successivement du 24 au 26 novembre en Israël, dans les territoires autonomes palestiniens et en Egypte. Cette visite sera suivie les 12 et 13 janvier d’une tournée qui le conduira au Liban, en Jordanie et en Syrie.Ce déplacement en deux phases «vise surtout à écouter les uns et les autres, à prendre contact avec les responsables régionaux, le ministre n’étant pas porteur de propositions nouvelles pour sortir de la crise», a indiqué une source proche du dossier.Peu après avoir pris ses fonctions en juin dernier, M. Védrine avait reconnu l’impuissance des grandes puissances à trouver une solution à la crise....