Le journal cite les travaux menés par un expert, Geraldine Norman, pour laquelle il est «quasiment certain» que le tableau a été peint par Schuffenecker.
En juillet dernier, de précédents travaux, dont ceux de Jan Hulsker, avaient déjà remis en cause l’authenticité de ces Tournesols.
Christie’s qui a procédé à la vente aux enchères du tableau, estime dans un communiqué ne voir aucune raison «de modifier notre opinion sur l’authenticité des «Tournesols».
En 1987, la compagnie d’assurance japonaise Yasuda avait déboursé 24,7 millions de livres pour acquérir le tableau, une huile sur toile peinte officiellement en 1889 et s’inscrivant dans une série de Vincent Van Gogh consacrée aux tournesols.
Géraldine Norman se réfère à la correspondance du peintre. «Les lettres de Van Gogh, dit-elle, ne parlent que de six tableaux de tournesols. Aujourd’hui, il y en a sept. Le tableau en la possession de Yasuda est l’intrus, aucune mention n’en est faite dans la correspondance du peintre».
Ces Tournesols-là ont été exposés pour la première fois en 1901 à Paris. Son propriétaire était alors Claude-Emile Schuffenecker, dont le nom est déjà mêlé à des faux Van Gogh et qui, selon Norman et d’autres historiens de l’art, avait le profil parfait du faussaire. «Un artiste si frustré par l’absence de reconnaissance qu’il fait des faux pour prouver que les connaisseurs sont incapables de les distinguer des vrais.»
A Bruxelles se tient actuellement une exposition, «L’art du faux», au cours de laquelle le jeune peintre Christophe Petyts expose un autoportrait de Van Gogh faux, bien entendu... (NOTRE TELEPHOTOS AFP)

