Cinq et demi pour cent des adultes et 1,4% des enfants français ont un taux de plomb dans le sang très supérieur aux normes, selon une étude de l’Inserm publiée par «Pèlerin Magazine».
Sous le titre «les Français ont du plomb dans le sang», l’hebdomadaire estime que plusieurs centaines de milliers d’habitants courent le risque de boire une eau du robinet trop chargé en plomb.
La norme française autorise pour le moment une plombémie de 50 ug/1 mais ce seuil doit tomber d’ici 5 ans à 25 ug/1 sous la pression de la commission européenne.
La France vient de se rallier au projet de directive en dépit du coût qu’imposera le changement de toutes les canalisations en plomb: 120 milliards.
Le rapport remis en juin dernier aux autorités par le Dr Guy Huel, de l’Inserm, confirme en effet, selon Pèlerin Magazine, la gravité du phénomène en France.
On y découvre que 1,4% des enfants ont un taux de plomb dans le sang supérieur à 100 microgrammes par litre et 0,2% d’entre eux atteignent même 200 ug par litre. Quant aux adultes, 5,5% ont un taux de plomb supérieur à 100 ug/1 et 0,6% à 200 ug/1.
«Les recherches récentes montrent que, même en-dessous de ce seuil, l’organisme peut être atteint», écrit l’hebdomadaire.
Il explique que le plomb, véritable poison du système nerveux, provoque le ralentissement de la croissance et du développement intellectuel chez l’enfant ainsi que l’anxiété, voire la dépression, chez l’adulte.
Les trois sources d’intoxication au plomb les plus courantes sont l’essence — d’énormes efforts ont été faits ces dernières années dans ce domaine —, les peintures au plomb et l’eau du robinet, qui reste le point noir.
L’équipe du Dr Huel a étudié un échantillon représentatif de la population française, soit 3.372 enfants âgés de 1 à 6 ans et 4.408 appelés du contingent. (Reuters)


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