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Actualités - Reportage

A l'Assembly Hall AUB Dialogue d'un archet et d'un clavier (photo)

Présenté conjointement par la Fondation du Japon et le Conservatoire national supérieur de musique, un duo formé de Shuku Iwasaki (piano) et Junko Chiba (violon) a offert aux mélomanes libanais un concert de qualité où se sont déployées les partitions de Stravinsky, Brahms, Somei Satoh, Ravel et Wieniwasky. Programme riche et éclectique entamé avec enthousiasme par les pages colorées de la «suite italienne» pour piano et violon de Stravinsky où se sont succédé sur un tempo tantôt rapide et volubile une tarentelle vive et une gavotte enjouée et tantôt sur un rythme calme et retenu une sérénade ample et aux accents languides. Musique contemporaine séduisante qui ne reniait rien du passé et qui illustre avec éclat cette phrase de l’auteur de «Petrouchka»: «Je ne vis ni dans le passé ni dans l’avenir. Je suis dans le présent. J’ignore de quoi demain sera fait. Je n’ai conscience que de ma vérité d’aujourd’hui». Solitude du violon avec ses sanglots longs...
Brahms mêne la ronde avec la sonate No2 op. 100 évoquant sur le ton majeur tristesse nordique et légèreté viennoise. Heureuse conciliation où le romantisme est imperceptiblement teinté d’une certaine gaieté... Révélation d’une œuvre où les «oiseaux» s’expriment à travers un dialogue animé et fluide entre piano et violon à travers la narration sortant des chemins battus de Somei Satoh.
Ravel avec la sonate en «c» majeur a entraîné l’auditoire vers d’autres rives. Univers sonore chatoyant comme un conte qui se déroule avec des images radieuses et des scintillements de fête. Ravel demeure un mélodiste admirable à l’esprit vif et à la sensibilité constamment en éveil.
pour terminer, un morceau de bravoure intitulé «Polonaise brillante» (No.17 op.4 en «d» majeur) de Wienniqvsky qui eut l’effet d’un authentique feu d’artifice sous les voûtes de l’Assembly Hall dont la rosace même, sous cette pluie battante de notes, s’est brusquement illuminée...
Applaudissements nourris d’un public religieusement attentif et qui n’a rien laissé échapper des nuances de ce dialogue inspiré entre un archet et un clavier au meilleur de leur forme...

Edgar DAVIDIAN
Présenté conjointement par la Fondation du Japon et le Conservatoire national supérieur de musique, un duo formé de Shuku Iwasaki (piano) et Junko Chiba (violon) a offert aux mélomanes libanais un concert de qualité où se sont déployées les partitions de Stravinsky, Brahms, Somei Satoh, Ravel et Wieniwasky. Programme riche et éclectique entamé avec enthousiasme par les pages colorées de la «suite italienne» pour piano et violon de Stravinsky où se sont succédé sur un tempo tantôt rapide et volubile une tarentelle vive et une gavotte enjouée et tantôt sur un rythme calme et retenu une sérénade ample et aux accents languides. Musique contemporaine séduisante qui ne reniait rien du passé et qui illustre avec éclat cette phrase de l’auteur de «Petrouchka»: «Je ne vis ni dans le passé ni dans l’avenir. Je suis...