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Actualités - Conferences Internationales

Les fréquences de détresse convoitées par les opérateurs satellitaires


Les opérateurs des futurs réseaux satellitaires de téléphonie et d’Internet veulent partager les fréquences radio des pilotes d’avion et celles des navires en détresse, ce qui provoque de vives discussions à une conférence de l’Union internationale des télécommunications (UIT) réunie à Genève, apprend-on mardi.

Cette conférence sur les radiocommunications mondiales rassemble depuis le 27 octobre et jusqu’au 21 novembre plus de 1.400 délégués de 127 pays: hauts fonctionnaires, spécialistes des télécoms, militaires et représentants de sociétés pesant des milliards de dollars.
L’un des points à son ordre du jour est l’éventuelle réaffectation de certaines portions des longueurs d’ondes actuellement utilisées. L’UIT gère un registre de quelque 1.600.000 fréquences radio.
Les réseaux de satellites en orbite basse actuellement en projet ont besoin d’utiliser au maximum certaines de ces fréquences (longueurs d’ondes) pour être rentables en arrosant des millions de clients.
Or les fréquences encore disponibles sont devenues très rares à cause notamment de l’expansion foudroyante de la téléphonie mobile, qui a augmenté de 50% par an ces cinq dernières années, selon l’UIT.
Des projets tels que Iridium, Globalstar, Celestri, Teledesic, entraîneront le lancement dans les prochaines années de plusieurs centaines de satellites qui sillonneront l’espace dans tous les sens, à quelques centaines ou quelques milliers de kilomètres de la terre.
Une bande de fréquences particulièrement convoitée est celle qui va de 1 à 3 GHz, où se font les communications des pilotes d’avion avec les tours de contrôle ainsi que les SOS des navires.
Certains opérateurs soutenus en particulier par les Etats-Unis voudraient utiliser ces fréquences, et des projets en ce sens ont été présentés en commission, indique-t-on de source informée à la conférence.
L’argument est que des aménagements techniques devraient permettre cette cohabitation sans mettre en danger les avions ou les bateaux.
L’Association internationale du transport aérien (IATA) s’est inquiétée dès lundi de ces tentatives, soulignant dans un communiqué que tout changement non contrôlé dans la répartition actuelle des fréquences «risque de nuire à la sécurité des opérations futures des avions».
L’Organisation maritime internationale (IMO) a elle aussi exprimé ses réserves sur toute possible remise en cause d’un système satellitaire de sécurité maritime dénommé GMDSS (global maritime distress and safety system) qui doit être mis en service en février 1999.
«Pour l’IATA, la bagarre a commencé, mais l’IMO a les mêmes préoccupations, et elle l’a dit», a déclaré un observateur attentif aux délibérations.
Il y a eu «une discussion animée» dans le groupe de travail chargé de ces questions, indique le service de presse de la conférence, faisant état d’oppositions entre les trois grandes régions concernées: Europe-Afrique, Amériques et Asie-Pacifique.
Si la conférence n’arrive pas à un consensus, le statu quo sera maintenu. (AFP)
Les opérateurs des futurs réseaux satellitaires de téléphonie et d’Internet veulent partager les fréquences radio des pilotes d’avion et celles des navires en détresse, ce qui provoque de vives discussions à une conférence de l’Union internationale des télécommunications (UIT) réunie à Genève, apprend-on mardi.Cette conférence sur les radiocommunications mondiales rassemble depuis le 27 octobre et jusqu’au 21 novembre plus de 1.400 délégués de 127 pays: hauts fonctionnaires, spécialistes des télécoms, militaires et représentants de sociétés pesant des milliards de dollars.L’un des points à son ordre du jour est l’éventuelle réaffectation de certaines portions des longueurs d’ondes actuellement utilisées. L’UIT gère un registre de quelque 1.600.000 fréquences radio.Les réseaux de satellites en...