Le «bon» cholestérol, dans certaines circonstances, peut devenir aussi néfaste que le «mauvais» cholestérol et provoquer comme lui des maladies cardiaques, selon une étude présentée devant un congrès de l’Association américaine du cœur (AHA) qui se tient à Orlando (Floride).
Le «bon» cholestérol, selon les Drs Diana Shih et Alan Fogelman de l’Université de Californie (UCLA), peut déclencher sous certaines conditions une réaction inflammatoire dans les vaisseaux sanguins et accélérer l’artériosclérose (accumulation de plaques de graisse et de cholestérol), qui conduit éventuellement à une attaque.
Cette nouvelle étude, ont-ils souligné, ajoute du crédit à une nouvelle théorie considérant que l’artériosclérose est une maladie inflammatoire plutôt qu’une affection due à la dégénérescence consécutive au vieillissement.
Si c’était le cas, des médicaments anti-inflammatoires tels que l’aspirine pourraient permettre de prévenir et de contrôler la maladie, ont-ils déclaré.
Des études précédentes avaient mis en évidence que le «bon» cholestérol défendait l’organisme contre l’artériosclérose en retirant des vaisseaux le cholestérol en excès, jouant un rôle d’antioxydant.
Toutefois, les chercheurs ont découvert que chez des souris incapables pour une raison génétique de produire une certaine enzyme, la paraoxonase, ce «bon» cholestérol devenait incapable de remplir ce rôle d’antioxydant, et devenait lui-même un agent inflammatoire. (AFP)


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