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Actualités - Chronologie

Internet et E-Mail pour lutter contre la pauvreté

Le programme InfoDev piloté par la Banque mondiale aide depuis deux ans au développement des pays pauvres en donnant accès aux techniques les plus modernes de communication, de l’Internet au téléphone portable en passant par l’e-mail.
Pour James Bond, directeur chargé des télécommunications à la Banque mondiale, il ne fait aucun doute que ces technologies donnent de nouveaux moyens de combattre la pauvreté et «de sauter des étapes» dans le développement alors que de nombreux pays industrialisés sont en retard dans ce domaine.
Santé, éducation à distance et activités économiques peuvent être stimulées grâce au «réseau des réseaux» et à la téléphonie mobile dans les pays pauvres, a dit M. Bond.
En Zambie, un médecin rural a pu soigner un malade atteint d’une maladie qu’il ne connaissait pas, en décrivant les symptômes par courrier électronique et en obtenant une réponse d’un centre médical à Washington.
Dans une banlieue pauvre de Pretoria, un réseau informatique reliant les écoles, la mairie, le poste de police a permis de diffuser des informations pratiques dont les habitants manquaient.
Une femme violée y a eu recours pour trouver une assistance adaptée et les jeunes jouent un nouveau rôle dans la communauté en servant d’intermédiaires aux adultes illettrés, a raconté M. Bond.
Au Maroc, une société fait la saisie pour une maison d’édition parisienne et renvoie directement les fichiers numériques à l’imprimeur en France, a-t-il ajouté.
L’Afrique sub-saharienne est le principal bénéficiaire du soutien d’InfoDev.
Ces initiatives peuvent avoir un impact sur les emplois dans les pays développés ou aiguiser la compétition entre pays en voie de développement, a reconnu Carlos Braga, un des responsables du programme.
Selon une étude, jusqu’à 5% des emplois des pays de l’OCDE pourraient être affectés par cette concurrence, a-t-il indiqué.
Il insiste sur le fait que les pays industrialisés pourront créer de nouveaux types d’emplois et laisser une partie des tâches aux pays moins avancés. «Ces technologies font grossir le gâteau à se partager», a ajouté M. Bond, même s’il admet «qu’il y aura des perdants».
Les obstacles sont nombreux (régulation, monopoles des télécoms) et les gouvernements ne voient pas toujours d’un bon œil cet accès libre à un réseau sans contrôle. En Inde, une aide à des artisans prêts à vendre leurs produits par l’intermédiaire de la «toile» a capoté à cause des autorités.
InfoDev est de dimension encore modeste après deux ans d’existence et a financé seulement 15 projets.
Ses initiateurs comptent néanmoins monter en puissance et tablent sur la concrétisation de 28 projets en 1997-98 et sur 40 à 45 par an d’ici l’an 2000 à raison de 150 demandes annuelles. 14 à 15 millions de dollars seront injectés annuellement avec un plafond d’environ 250.000 dollars par initiative, chaque candidat devant lui-même trouver des fonds de son côté.
Les projets sont financés grâce aux pays donateurs (Allemagne, Brésil, Colombie, France) ainsi que des sociétés privées (IBM ou Telecom Italia par exemple).
Ces sociétés n’ont aucun contrôle sur l’attribution de leurs dons en argent, mais peuvent en tirer profit par d’autres moyens, a assuré M. Bond.
«Il y a un aspect de geste de bonne volonté, mais aussi d’anticipation du développement de leurs affaires à travers un accès privilégié à des projets innovants ou des résultats de test de matériel» dans des conditions difficiles, a expliqué M. Braga. (AFP)
Le programme InfoDev piloté par la Banque mondiale aide depuis deux ans au développement des pays pauvres en donnant accès aux techniques les plus modernes de communication, de l’Internet au téléphone portable en passant par l’e-mail.Pour James Bond, directeur chargé des télécommunications à la Banque mondiale, il ne fait aucun doute que ces technologies donnent de nouveaux moyens de combattre la pauvreté et «de sauter des étapes» dans le développement alors que de nombreux pays industrialisés sont en retard dans ce domaine.Santé, éducation à distance et activités économiques peuvent être stimulées grâce au «réseau des réseaux» et à la téléphonie mobile dans les pays pauvres, a dit M. Bond.En Zambie, un médecin rural a pu soigner un malade atteint d’une maladie qu’il ne connaissait pas, en...