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Actualités - Chronologie

La grève des routiers français a pris fin

La grève des routiers qui a paralysé toute la semaine une partie des routes de France avait pris fin samedi, un unique barrage subsistant sur le terrain au lendemain d’un accord qui a semé la division parmi les syndicats.
Ce dernier barrage se trouvait dans le département de Saöne-et-Loire, (centre-est), selon le Centre national d’informations routières.
En fin de matinée, le blocus du dépôt de carburant de Lacq (sud-ouest) avait été levé par la trentaine de gréviste présents, qui avaient passé la matinée à discuter dans une ambiance détendue et sous un soleil radieux avec les routiers bloqués et la demi-douzaine de gendarmes envoyés sur place.
Au plus fort du conflit, le nombre de barrages dépassait les 180, dont une vingtaine dits «bloquants» (ne laissant passer aucun véhicule).
Le syndicat CFDT (proche des socialistes), le plus représenté chez les routiers, et CFE-CGC (encadrement), ont signé vendredi avec les fédérations patronales du secteur un accord destiné à mettre fin à la grève.
Les autres syndicats ont rejeté le texte, l’accusant de trahir les intérêts des routiers et d’être calqué sur une proposition faite par le patronat avant même le début de la grève. Mais la CFDT — qui affirmait contrôler environ 80% des barrages à travers le pays — a clairement démontré son influence dans le secteur.

L’accord
de la honte

Le secrétaire général du syndicat FO-Transports (indépendant), Roger Poletti, a dénoncé la signature de «l’accord de la honte» et une «magouille» entre le ministre communiste des Transports Jean-Claude Gayssot, le patronat et la CFDT.
Il a appelé les routiers à se «regrouper sur les barrages que nous tenons et qui devront se renforcer dès lundi matin». Mais l’appel n’ayant pas été entendu samedi, un regain ultérieur de mobilisation semblait très improbable.
M. Gayssot a quant à lui affirmé que l’accord constituait «une réelle avancée», estimant que «tout le monde a pu vérifier que le gouvernement n’avait pas deux langages».
La CGT (à direction communiste), la FNCR (autonome) et la CFTC (chrétienne) ont également rejeté l’accord, qui prévoit des hausses immédiates des rémunérations, de 3 à 6% selon les catégories. Il doit aboutir, pour les chauffeurs les plus qualifiés, à un salaire mensuel brut de 10.000 francs (1.700 dollars) pour 200 heures de travail au 1et juillet 2000.
Les premières réactions étaient à la satisfaction chez les partenaires européens de la France, qui soulignaient toutefois — comme ils l’ont fait toute la semaine — les répercussions du conflit pour eux.
Le ministre espagnol du Travail, Javier Arenas, a qualifié de «nouvelle très positive» la fin de la grève, tout en annonçant que Madrid présenterait un bilan des «conséquences négatives» du conflit sur son économie.
Pour «créer les conditions d’un retour à la normale» pour les chauffeurs étrangers bloqués, Paris, Madrid et Lisbonne ont décidé de lever les interdictions de circulation sur leur territoire dimanche pour les véhicules de transport internationaux. (AFP)
La grève des routiers qui a paralysé toute la semaine une partie des routes de France avait pris fin samedi, un unique barrage subsistant sur le terrain au lendemain d’un accord qui a semé la division parmi les syndicats.Ce dernier barrage se trouvait dans le département de Saöne-et-Loire, (centre-est), selon le Centre national d’informations routières.En fin de matinée, le blocus du dépôt de carburant de Lacq (sud-ouest) avait été levé par la trentaine de gréviste présents, qui avaient passé la matinée à discuter dans une ambiance détendue et sous un soleil radieux avec les routiers bloqués et la demi-douzaine de gendarmes envoyés sur place.Au plus fort du conflit, le nombre de barrages dépassait les 180, dont une vingtaine dits «bloquants» (ne laissant passer aucun véhicule).Le syndicat CFDT (proche des...