Avec 300 intellectuels comme membres fondateurs, le «Mouvement du Caire pour la paix» veut surtout «sensibiliser l’opinion publique en Israël, en Egypte et dans le monde arabe en faveur d’une paix globale au Proche-Orient pour faire pression sur le gouvernement du premier ministre israélien Benjamin Netanyahu», a indiqué M. Bassiouni, ancien ambassadeur d’Egypte à Moscou.
«Le dialogue avec les forces de paix en Israël sera l’un des principaux buts de notre mouvement», a-t-il ajouté.
«Le blocage du processus de paix a été l’une des raisons principales qui nous ont conduits à créer ce mouvement», a-t-il expliqué. «Il existe un important courant en Israël, qui soutient la paix et il faut entamer un dialogue avec lui», a-t-il ajouté.
«L’idée de créer ce mouvement est venue des neuf intellectuels égyptiens signataires de la Déclaration de Copenhague», a encore indiqué M. Bassiouni qui fait partie de ce groupe avec notamment deux journalistes du quotidien égyptien «al-Ahram», MM. Lotfi al-Kholi et Abdel Moneïm Saïd.
Des personnalités jordaniennes, israéliennes, palestiniennes et égyptiennes avaient créé une Alliance internationale pour la paix au Proche-Orient en janvier 1997 à Copenhague, à l’issue d’un séminaire organisé sous les auspices du ministère danois des Affaires étrangères.
L’Alliance s’était donnée pour but de «surveiller le processus de paix au Proche-Orient et œuvrer pour qu’il ait un soutien populaire sur le plan régional et international».
«Le groupe égyptien de Copenhague avait déjà des contacts avec les forces qui soutiennent la paix en Israël, en Europe et aux Etats-Unis, et il est temps que cette activité ait un cadre juridique», a expliqué M. Bassiouni. (AFP)


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