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Actualités - Biographie

Le boss d'une ville jugée ingouvernable

«La liberté, c’est le souhait de chacun de laisser l’autorité légale décider pour une large part de ce qu’il faut faire et de comment le faire»: cette déclaration de Rudolph Giuliani, trois mois après son élection à la mairie de New York en 1993, résume celui qui est devenu le «boss» d’une ville réputée ingouvernable, à la grande satisfaction des 7,3 millions d’administrés qui lui ont renouvelé leur confiance mardi.
Son programme pour les quatre années à venir est simple: «Je vais continuer à faire de New York une ville plus sûre, plus propre, où les gens vivent bien», expliquait-il récemment lors d’une rencontre avec la presse étrangère.
«Il a prouvé aux New-Yorkais qu’on pouvait gouverner cette ville dure et désordonnée», écrivait le quotidien «Daily News» en appelant à sa réélection, comme les trois autres journaux locaux.
Les New-Yorkais admirent ce bourreau de travail de 53 ans, qui leur répète à l’envi que New York est la capitale du monde, intervient en direct sur les télévisions à quatre heures du matin après une fusillade, chasse «le terroriste» Yasser Arafat d’une réception officielle, fait campagne contre les lois opposées à l’immigration de son parti ou revêt son chandail irlandais pour montrer comment dégager la neige.
Omniprésent, M. Giuliani n’a quitté New York plus de 24 heures qu’à deux occasions en quatre ans, pour se rendre en Israël. Il administre en effet la première ville juive du monde.

Démocrate à l’origine

Les New-Yorkais le créditent d’avoir rendu leurs rues et leur métro plus sûrs et plus propres, chassant dealers et mafieux et attirant touristes et investisseurs.
Selon un récent sondage de l’Université de Quinniapac (banlieue de New York), 52% des habitants n’aiment pas cet homme froid et secret, toujours tiré à quatre épingles, qui ne supporte pas la moindre contradiction. Il a renvoyé William Bratton, le commissaire de police premier responsable de la chute de la criminalité, qui lui faisait de l’ombre, et écarté les journalistes qui lui déplaisaient.
«Le tempérament combatif de M. Giuliani est un peu comme la fission nucléaire», écrivait le «New York Times» dans son propre appel à réélire le maire. «Convenablement cornaqué, c’est un instrument de progrès, qui transperce les obstacles bureaucratiques et politiques. (...) Sa pugnacité est moins attrayante lorsqu’elle est dirigée vers un individu dont le seul crime était d’exercer un droit de critique légitime contre son administration».
Né dans le quartier de Brooklyn de parents immigrés italiens catholiques, Giuliani se destinait à la prêtrise, mais il a finalement étudié le droit.
Magistrat spécialisé dans la lutte contre la drogue à New York entre 1970 et 1977, il devient en 1981 numéro trois du département de la Justice à Washington, puis rentre à New York comme procureur fédéral de Manhattan de 1983 à 1989. Durant ces années, il se spécialisera dans la lutte contre la mafia et dit avoir obtenu 4.125 condamnations, contre seulement 25 annulations de jugements.
Démocrate à l’origine, il a rejoint les rangs républicains en 1975 et s’est véritablement lancé en politique lors des municipales de 1989, n’étant battu que de 2,6% par M. Dinkins.
Son premier mariage a été annulé en 1975, et selon des informations de presse concordantes, sa deuxième union tient aujourd’hui de la fiction. Son épouse a repris son patronyme de jeune fille et ni elle ni leurs deux enfants n’ont fait la moindre apparition publique à ses côtés durant la campagne électorale. (AFP)
«La liberté, c’est le souhait de chacun de laisser l’autorité légale décider pour une large part de ce qu’il faut faire et de comment le faire»: cette déclaration de Rudolph Giuliani, trois mois après son élection à la mairie de New York en 1993, résume celui qui est devenu le «boss» d’une ville réputée ingouvernable, à la grande satisfaction des 7,3 millions d’administrés qui lui ont renouvelé leur confiance mardi.Son programme pour les quatre années à venir est simple: «Je vais continuer à faire de New York une ville plus sûre, plus propre, où les gens vivent bien», expliquait-il récemment lors d’une rencontre avec la presse étrangère.«Il a prouvé aux New-Yorkais qu’on pouvait gouverner cette ville dure et désordonnée», écrivait le quotidien «Daily News» en appelant à sa réélection,...