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Actualités - Chronologie

Madame l'ambassadrice (photo)

L’ancien mannequin des calendriers Pirelli vient d’être nommé ambassadeur spécial des Nations Unies dans le cadre d’une campagne de sensibilisation contre l’excision des femmes.
Victime elle-même de l’ablation du clitoris vers cinq ans, Waris Dirie fuit, huit ans plus tard, le désert d’Ogaden, en Ethiopie, pour échapper au mariage. Son père, chef d’une famille nomade de douze enfants, avait décidé de la marier à un vieillard de soixante ans en échange de cinq chameaux. Une perspective si effrayante pour la petite fille qu’elle franchit la frontière en direction de Mogadiscio, la capitale de la Somalie voisine. Un voyage harassant de plusieurs centaines de kilomètres, effectué à pied, sans vêtement de rechange. Un parcours dangereux aussi, en cette fin des années soixante-dix, alors que culmine la guerre somalo-éthiopienne.
A Mogadiscio, Waris est embauchée comme domestique dans une famille aisée. Un jour de 1981, l’ambassadeur de Somalie à Londres, une connaissance de la maison, vient rendre visite à ses amis. La jeune fille, qui veut à tout prix tenter sa chance dans la capitale anglaise, se fait engager comme nurse par le diplomate. Mais elle éprouve des difficultés à s’adapter à son nouvel environnement, si loin de la brousse. Elle sort peu, se contentant de conduire et de ramener de l’école la fille de l’ambassadeur.
Ce bref trajet suffit pourtant pour qu’elle soit un jour remarquée par un photographe de mode, qui obtient de ses employeurs l’autorisation de faire des clichés. La carrière de Waris est lancée. En 1995, elle revoit sa mère pour la première fois, un des plus beaux jours de sa vie, dit-elle.
Aujourd’hui, la princesse du désert vit à New York avec son mari, un musicien de jazz, et leur bébé. Elle pense avoir vingt-neuf ans. Elle n’en est pas sûre. En Ethiopie, les registres d’état civil ne sont pas très précis...
L’ancien mannequin des calendriers Pirelli vient d’être nommé ambassadeur spécial des Nations Unies dans le cadre d’une campagne de sensibilisation contre l’excision des femmes.Victime elle-même de l’ablation du clitoris vers cinq ans, Waris Dirie fuit, huit ans plus tard, le désert d’Ogaden, en Ethiopie, pour échapper au mariage. Son père, chef d’une famille nomade de douze enfants, avait décidé de la marier à un vieillard de soixante ans en échange de cinq chameaux. Une perspective si effrayante pour la petite fille qu’elle franchit la frontière en direction de Mogadiscio, la capitale de la Somalie voisine. Un voyage harassant de plusieurs centaines de kilomètres, effectué à pied, sans vêtement de rechange. Un parcours dangereux aussi, en cette fin des années soixante-dix, alors que culmine la guerre...