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Actualités - Chronologie

Les médias britanniques tétanisés par l'offensive de charme de Charles

Le prince Charles s’est lancé dès le début de sa visite en Afrique australe dans une offensive de charme sans précédent auprès des médias britanniques qui a stupéfié jeudi l’ensemble des journaux.
«Cela faisait dix ans qu’il ne nous avait pas reçus. Il ne lisait pas une seule ligne de ce que nous écrivions. Voilà pourquoi ce qui s’est passé est véritablement unique,» s’exclame le chroniqueur royal du quotidien populaire «Daily Mail», qui, avec une cinquantaine de ses collègues embarqués dans l’avion du prince, a eu le privilège d’échanger quelques mots avec l’héritier du trône durant le voyage.
Les quotidiens racontent comment le prince «a écarté le rideau» qui séparait «son compartiment de luxe» du groupe de reporters parqués en «classe économique» et s’est enquis du «bien-être des uns et des autres», a interrogé les chroniqueurs sur les équipes expédiées pour son voyage, avant de se lancer dans quelques plaisanteries qui ont ravi son auditoire.
«Il nous a stupéfiés», raconte le «Sun». «Il a laissé tomber son image rigide et nous a totalement étonnés par son humour», a surenchéri le populaire «Daily Star». «C’est une offensive de charme», analysent le «Mirror» et l’«Express», tandis que le «Times» titre sur le «prince charmant».
Les journaux ne s’attendaient pas à un tel traitement. Le porte-parole de Charles avait fermement averti la presse populaire que le prince ne laisserait pas les reporters violer l’intimité de son jeune fils Harry, 13 ans, qui est du voyage. La presse, très critiquée après la mort de Diana, avait promis de se conformer aux demandes du prince et de se contenter des «séances officielles de pause» planifiées par son entourage.
L’attitude ouverte de Charles montre qu’il entend aussi reconquérir le cœur des Britanniques, quitte à utiliser cette presse «à laquelle il n’a pas parlé depuis dix ans», explique le «Guardian».
Et ce, au moment où les sondages montrent qu’une majorité des sujets de sa majesté souhaiterait que le prince de Galles s’efface au profit de son fils aîné William pour la succession d’Elizabeth II.
La presse insiste aussi longuement jeudi sur l’engagement pris par le prince de «moderniser» la monarchie, qui correspond aux souhaits de la population. Le prince a admis que «la monarchie devait changer», explique le «Guardian» en citant la profession de foi de Charles en faveur d’un «renouveau constant» et sa reconnaissance de «la nécessité de changement». (AFP)

Le prince Charles s’est lancé dès le début de sa visite en Afrique australe dans une offensive de charme sans précédent auprès des médias britanniques qui a stupéfié jeudi l’ensemble des journaux.«Cela faisait dix ans qu’il ne nous avait pas reçus. Il ne lisait pas une seule ligne de ce que nous écrivions. Voilà pourquoi ce qui s’est passé est véritablement unique,» s’exclame le chroniqueur royal du quotidien populaire «Daily Mail», qui, avec une cinquantaine de ses collègues embarqués dans l’avion du prince, a eu le privilège d’échanger quelques mots avec l’héritier du trône durant le voyage.Les quotidiens racontent comment le prince «a écarté le rideau» qui séparait «son compartiment de luxe» du groupe de reporters parqués en «classe économique» et s’est enquis du «bien-être des...