Guillaume Raoux a prolongé l’embellie française à l’Open de tennis de Paris, en battant mercredi le Chilien Marcelo Rios, tête de série numéro neuf.
Raoux, 63e mondial, s’est imposé 7-6 3-6 7-5 après plus de deux heures, rejoignant en huitième de finale son compatriote Nicolas Escudé.
En revanche, Arnaud Clément a fait long feu face à l’un des hommes en forme du moment, le Tchèque Petr Korda, huitième mondial et vainqueur dimanche dernier du tournoi de Stuttgart.
Bercy réussit à Guillaume Raoux qui s’était révélé dans la salle parisienne en battant Pete Sampras en 1990.
Mercredi, le Français a passé pour la première fois depuis sept ans le deuxième tour de l’épreuve en battant l’un des dix meilleurs joueurs du circuit.
«C’est une belle victoire, qui fait d’autant plus plaisir qu’elle a lieu à Bercy», a déclaré Raoux. «Ce succès me conforte dans mon sentiment actuel, à savoir que je progresse tant techniquement que physiquement, mais surtout, mentalement. Ceci explique sans doute, qu’à 27 ans, je fasse la meilleure saison de ma carrière».
Contre Marcelo Rios, Guillaume Raoux n’a jamais baissé les bras, même après avoir laissé filer trois balles de match.
«Mes coups sont là et je n’ai rien à envier à personne quand je joue bien. Auparavant, mentalement, j’étais loin derrière les meilleurs, je suis toujours derrière mais je me rapproche. Je crois qu’aujourd’hui, j’ai fait preuve de plus d’humilité que Rios et cela a été très important».
Le jeune Chilien — 21 ans — n’est en effet pas connu pour afficher un grand respect de ses adversaires.
«Je ne pensais pas que c’était un tel joueur. Mais Raoux est un grand joueur», a reconnu Rios. «Il a vraiment bien joué et même si je n’ai pas pratiqué mon meilleur tennis, j’ai eu des occasions que je n’ai pas su saisir».
Arnaud Clément a, lui, vu son aventure parisienne stoppée par Petr Korda, tête de série numéro seize sur le score de 6-4 6-4 après une heure et huit minutes de jeu.
«J’ai mieux joué qu’hier (contre Marc Rosset) mais l’adversaire était plus fort. Il prenait la balle très tôt et il m’a obligé à reculer. Ce fut un match à sens unique», a conclu Arnaud Clément.
Escudé s’offre Kuerten
Nicolas Escudé avait créé la première sensation, en battant le vainqueur de l’édition 97 Roland-Garros, Gustavo Kuerten.
Modeste 123e mondial et invité par la direction du tournoi à participer pour la première fois de sa carrière à l’épreuve, le jeune Français, 21 ans, l’a emporté en deux sets (7-6 6-3) sur le Brésilien, se qualifiant ainsi pour les huitièmes de finale.
«Si ce n’est la plus belle, cette victoire est certainement l’une des plus belles victoires de ma carrière, certainement», déclarait Nicolas Escudé à la sortie du court.
Dans la première manche, le Palois a connu plusieurs alertes. Après avoir mené 4-2, il s’est fait rejoindre à quatre partout par Gustavo Kuerten, visiblement plus à l’aise sur la terre battue de la porte d’Auteuil que sur les courts synthétiques du palais omnisports de Bercy.
Ensuite, Escudé a laissé échapper deux premières balles de set dans le jeu décisif de la manche initiale avant de l’emporter dix points à huit.
Une fois ce tie-break gagné, le Français a pris l’ascendant et remporté l’engagement de son adversaire au huitième jeu pour conclure sur son propre service, 6-3. (Reuter)


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