Au cours de l’opération, les soldats ont bloqué les accès du village de Teqoua, près de Bethléem, et recherché maison par maison de jeunes étudiants des universités palestiniennes, selon les mêmes sources.
La plupart de ces étudiants sont soupçonnés d’appartenir au Jihad islamique, les autres au Mouvement de la résistance islamique (Hamas).
Israël a arrêté des centaines de Palestiniens soupçonnés de liens avec les groupes intégristes après deux attentats-suicide revendiqués par le Hamas, qui ont coûté la vie à 21 Israéliens en juillet et septembre à Jérusalem.
Les forces de sécurité israéliennes avaient été placées en état d’alerte contre d’éventuelles attaques du Jihad, à l’occasion du deuxième anniversaire de l’assassinat de son chef Fathi Chakaki par des agents israéliens présumés à Malte, le 26 octobre 1995.
L’actuel chef du Jihad, Ramadan Abdallah Challah, a promis à Damas que son mouvement poursuivrait les attaques anti-israéliennes «sans répit». Le même jour, quelque 1.000 partisans du Jihad se sont rassemblés à l’Université de Bethléem.
Par ailleurs, le syndicat des enseignants de l’Université al-Najah de Naplouse en Cisjordanie ont lancé un appel pour la libération de quelque 50 professeurs et étudiants arrêtés au cours des récentes rafles de l’armée.
Le syndicat évoque notamment le cas d’un professeur d’économie, Omar Abdel Razeq, arrêté en septembre et placé pour quatre mois en détention administrative, une procédure datant du mandat britannique sur la Palestine pour incarcérer des personnes sans inculpation ni procès.
Ces détentions sont «une violation des libertés académiques et une agression contre notre peuple», a déclaré le syndicat dans un communiqué publié dans le quotidien palestinien al-Qods. (AFP)


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