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Actualités - Chronologie

L'Europe en retard face au chaos informatique de l'an 2000

Les entreprises et les investisseurs européens ont pris du retard face au chaos informatique de l’an 2000, et un grand nombre d’entre eux ne réussiront pas à résoudre ce problème à temps, selon une étude de la banque d’affaires américaine Goldman Sachs, publiée à Londres.
Sur 100 importantes entreprises européennes interrogées, aucune ne s’est déclarée déjà équipée pour affronter le passage à l’an 2000 et seules 43% ont à ce jour effectué un audit informatique pour en évaluer les coûts, révèle l’étude de Goldman Sachs.
Beaucoup des systèmes informatiques actuels ne tiennent compte par convention que des deux derniers chiffres d’une année et le passage à l’an 2000 sans modification se traduirait alors par un retour l’année 1900, voire l’an 00, dans la mémoire des réseaux.
«La plupart des sociétés n’ont pas véritablement apprécié la gravité du chaos informatique de l’an 2000 et le temps s’écoule», écrit Richard Kramer, analyste de la banque d’affaires.
La mauvaise préparation des entreprises européennes à l’an 2000 débouchera sur des retards commerciaux, prédit-il.
Les entreprises européennes commencent seulement maintenant à se rendre compte du problème, «mais la majorité des sociétés met en place des stratégies de conversion seulement maintenant», souligne-t-il.
Quinze des entreprises interrogées ont évalué le coût de leur passage au prochain millénaire au-dessus de 100 millions de dollars, tandis que 30 autres ne savent pas ou n’ont pas voulu révéler ce que les changements de programmes informatiques vont leur coûter.
Les dépenses liées aux modifications informatiques devraient être les plus importantes en 1998 et 1999, juge l’étude. Les entreprises qui ne feront aucun progrès en la matière «seront probablement trop en retard pour convertir complètement leurs systèmes (informatiques) à temps», ajoute-t-elle.
Si les coûts sont réputés importants, l’analyste de Goldman Sachs estime que les entreprises devront affronter une pénurie de main-d’œuvre informatique et prendront du retard par rapport au reste du monde.
Goldman Sachs prévoit ainsi une embellie du marché des services informatiques au cours des prochaines années. «Les entreprises de services informatiques n’ont pas encore enregistré de hausse de leur chiffre d’affaires à cause du passage à l’an 2000 mais devraient (voir leur revenu s’accroître) en 1998 et 1999», estime Richard Kramer.
En France, sur 16 sociétés sollicitées, seules deux ont renvoyé leur questionnaire, précise l’étude. (AFP)
Les entreprises et les investisseurs européens ont pris du retard face au chaos informatique de l’an 2000, et un grand nombre d’entre eux ne réussiront pas à résoudre ce problème à temps, selon une étude de la banque d’affaires américaine Goldman Sachs, publiée à Londres.Sur 100 importantes entreprises européennes interrogées, aucune ne s’est déclarée déjà équipée pour affronter le passage à l’an 2000 et seules 43% ont à ce jour effectué un audit informatique pour en évaluer les coûts, révèle l’étude de Goldman Sachs.Beaucoup des systèmes informatiques actuels ne tiennent compte par convention que des deux derniers chiffres d’une année et le passage à l’an 2000 sans modification se traduirait alors par un retour l’année 1900, voire l’an 00, dans la mémoire des réseaux.«La plupart des...