Chelsea, un des principaux favoris de la Coupe des vainqueurs de Coupes, devra braver un froid polaire pour écarter de son chemin les Norvégiens de Tromso jeudi en match de 8e de finale aller.
Le stade norvégien est recouvert depuis plus d’une semaine pour protéger la pelouse d’une épaisse neige qui tombe sans discontinuer sur cette ville située juste au-dessous du cercle arctique et les joueurs anglais pourraient devoir se passer d’un entraînement avant la rencontre.
Gants, bonnets, collants remplissent les bagages de joueurs qui, comme l’attaquant italien Gianluca Vialli, ne goûtent guère aux joies du climat polaire.
Même indisposé par le froid, Chelsea, seul club engagé à avoir déjà gagné la Coupe des Coupes, reste largement favori face à un club qui piétine dans la zone de relégation du championnat de Norvège.
Les Italiens de Vicence, autre club en vue de la compétition, seront eux aussi les favoris des pronostics contre Donetsk, en Ukraine, mais ils seront privés de quatre joueurs clé, parmi lesquels le buteur uruguayen Marcel Otero. En outre, Davide Belotti est incertain.
«Si le pire devait arriver, nous serions réduits à 16 mais c’est déjà arrivé avant et mes joueurs ont toujours prouvé dans ces moments là leur force de caractère», a toutefois souligné le coach transalpin Francesco Guidolin.
«Shakhtar Donetsk n’est pas un club connu mais nous savons que c’est une bonne équipe, avec du tempérament, bonne à la fois techniquement et tactiquement», a-t-il ajouté.
Le Real Betis, donné vainqueur à sept contre deux de la Coupe des Coupes, tout comme Vicence, devra se ressaisir en défense pour contrer le FC Copenhague, après la défaite humiliante 5-0 encaissée ce week-end contre Espanyol.
«J’ai déjà dit que le système ne changerait pas mais que les joueurs changeraient. Mon système n’est pas négociable», assure l’entraîneur sévillan Luis Aragones.
Nice veut continuer
à y croire
Relancé par sa qualification en 8e de finale face aux Ecossais de Kilmarnock, l’OGC Nice rêve de poursuivre son aventure jeudi face à un adversaire autrement redoutable, le Slavia de Prague.
Depuis leur victoire en Ecosse, les Aiglons ont enchaîné les succès et, après trois victoires consécutives en championnat de D2, ont retrouvé le moral.
Du coup, l’argument un temps évoqué selon lequel le Gym devrait faire l’impasse sur l’Europe pour espérer retrouver l’élite la saison passée a fait long feu.
«Vous en connaissez beaucoup des équipes qui laissent filer l’Europe? Je ne l’ai jamais vu et ce n’est pas nous qui allons commencer», assure Franck Vandecasteele.
Le public niçois, qui retrouve peu à peu la foi, ne le comprendrait d’ailleurs pas et les 14.500 places autorisées au stade du Ray ont toutes trouvé preneur.
En vieux briscard, l’entraîneur Sylvester Takac a su motiver ses troupes pour ce choc.
«Ce qui me plait le plus, c’est l’état d’esprit qui règne dans ce groupe. Il y règne une joie de vivre et de travailler ensemble. C’est quelque chose qui a été déclenché par Kilmarnock», dit-il.
Aussi veut-il maintenir cet état d’esprit en s’appuyant sur la solidité de son équipe, qui encaisse peu de buts, mais aussi sur sa vivacité. Car il faudra aux Niçois faire la différence face à une robuste équipe de Prague.
«Cette équipe du Slavia, que je connais bien, est surtout redoutable pour son organisation de jeu et pour sa solidité défensive. Elle a un grand gardien de buts, deux bons stoppeurs et un libéro international. Je crains cette stabilité», dit-il.
La tâche s’annonce d’autant plus difficile pour Nice que l’équipe sera privée de son fer de lance, l’Allemand Stefan Kohn, blessé contre Kilmarnock. Manque aussi à l’appel Olivier Fugen qui, même s’il a repris l’entraînement, ne sera pas disponible pour ce match aller.
Les Niçois ont en revanche enregistré avec soulagement le retour de leur gardien Bruno Valencony, héros de la campagne victorieuse en Coupe de France.
Contre Beauvais en championnat, l’ancien gardien bastiais a démontré que ses qualités étaient intactes.
Autre héros de la finale de la Coupe, Youssef Salimi, lui aussi blessé contre Kilmarnock, brûle également de goûter enfin aux joies de l’Europe.
«Je veux démontrer, en me donnant au maximum, que je peux contribuer à la progression de l’équipe. On vit quelque chose d’important avec cette lutte pour la remontée et puis avec la Coupe d’Europe, qui est un cadeau», dit-il. (Reuter)


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