Le ministre français était arrivé dimanche en fin d’après-midi à Abidjan, pour une courte visite officielle en Côte d’Ivoire
Lors d’un point de presse tenu à l’aéroport peu avant son départ pour Dakar, la capitale sénégalaise où la France compte également des troupes pré-positionnées, M. Richard a dit avoir évoqué avec les autorités de Côté d’Ivoire le statut des quelque 500 à 600 militaires français du 43e bataillon d’infanterie de marine basés à Port-Bouët, dans la banlieue d’Abidjan.
La précence française «ne sera pas réduite» et un «effort supplémentaire sera fait pour leur mobilité», a ajouté le ministre, qui avait annoncé dimanche soir «une rotation plus fréquente» de ces troupes.
Selon de bonnes sources, le principe consiste à faire venir en Côte d’Ivoire des militaires français pour une durée maximum de six mois, alors que jusqu’à présent, les hommes du 43e BIMA effectuaient de longs séjours, souvent en famille.
Le ministre français a également évoqué tant avec le président Henri Konan Bédié qu’avec le ministre ivoirien de la Défense Bandama N’gatta la réforme de l’armée ivoirienne et la participation des coopérants militaires français présents en Côte d’Ivoire à ce processus.
M. Richard a également discuté avec ses interlocuteurs de l’installation dès le premier semestre 1998 en Côte d’Ivoire d’un centre de formation de militaires africains pour des opérations de maintien de la paix.
Ce centre devrait pouvoir organiser des sessions de formations au deuxième semestre 1998, a-t-il dit. «Plusieurs pays sont intéressés, il y a aura la queue à la porte, car il y a convergence sur la nécessité pour les pays africains de jouer un rôle dans le maintien de la paix, y compris au-delà de l’Afrique», a-t-il souligné.
L’objectif de ce centre, où les formateurs français seront associés à ceux des Etats-Unis ou de Grande-Bretagne, est de «rayonner», de «transcender les frontières linguistiques de la sous-région» et d’être «reconnu par les Nations Unies». (AFP)


À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir