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Actualités - Chronologie

Pourquoi travaillent-ils ?

Plusieurs facteurs expliquent la persistance du travail des enfants, notamment la pauvreté, le manque d’accès à l’éducation, et surtout l’intérêt d’entrepreneurs qui profitent de cette main-d’œuvre docile et bon marché.
L’Unicef dénonce «employeurs, groupes d’intérêts», multinationales et «économistes, qui veulent la liberté du marché à n’importe quel prix», «La ruée mondiale vers la compétitivité aspire les enfants dans le monde du travail», souligne-t-il.
Le Fonds de l’ONU pour l’enfance montre du doigt les coupes dans les budgets publics (éducation, aide sociale), et réclame six milliards de dollars supplémentaires pour envoyer tous les enfants du monde à l’école, soit «moins de 1% de ce que le monde dépense chaque année en armement».
L’Unicef dénonce le poids des traditions, qui autorisent leur exploitation au nom de «la caste ou la classe» sociale d’origine.
Enfin, il tient à combattre quatre idées fausses: la première est que le travail des enfants n’existe que dans les pays pauvres. Les pays occidentaux en ont certes aboli les formes les plus dures, mais on estime par exemple qu’un Britannique de 15 ans sur deux a un «job» avant ou après l’école, et on sait qu’aux Etats-Unis les enfants des minorités travaillent aux travaux agricoles.
Deuxième idée reçue: l’emploi d’enfants subistera tant que la pauvreté ne sera pas éliminée. L’Unicef estime au contraire qu’il peut être éliminé indépendamment. En Europe, les lois sociales votées au tournant du siècle, dans un contexte de pauvreté massive, ont permis aux enfants pauvres d’aller à l’école.
Selon l’Unicef, le travail des enfants ne fait que perpétuer la pauvreté, puisque l’enfant devient un adulte pris au piège des emplois non qualifiés et peu payés. (AFP)
Plusieurs facteurs expliquent la persistance du travail des enfants, notamment la pauvreté, le manque d’accès à l’éducation, et surtout l’intérêt d’entrepreneurs qui profitent de cette main-d’œuvre docile et bon marché.L’Unicef dénonce «employeurs, groupes d’intérêts», multinationales et «économistes, qui veulent la liberté du marché à n’importe quel prix», «La ruée mondiale vers la compétitivité aspire les enfants dans le monde du travail», souligne-t-il.Le Fonds de l’ONU pour l’enfance montre du doigt les coupes dans les budgets publics (éducation, aide sociale), et réclame six milliards de dollars supplémentaires pour envoyer tous les enfants du monde à l’école, soit «moins de 1% de ce que le monde dépense chaque année en armement».L’Unicef dénonce le poids des traditions, qui...