Robert C. Merton, 53 ans, et Myron S. Scholes, 56 ans, sont respectivement professeurs à l’Université de Harvard, à Cambridge (Massachussets), et à l’Université de Stanford (Californie), aux Etats-Unis.
Né en 1944 à New York, aux Etats-Unis, Robert Merton est devenu en 1970 docteur en sciences économiques au MIT, à Cambridge. Depuis 1988, il est titulaire de la chaire George Fischer Baker de professeur en «Business Administration» à Harvard Business School, à Boston.
Myron Scholes est né en 1941. Docteur en 1969 à l’Université de Chicago, il est depuis 1988 titulaire de la chaire Frank E. Buck de professeur de finances au Graduate School of Business et Senior Research Fellow, Institution Hoover à l’Université de Stanford, en Californie.
Les co-lauréats ont été récompensés par l’Académie royale des sciences de Suède pour avoir élaboré, ensemble avec Fischer Black, mort en 1995, une formule novatrice pour estimer la valeur des options sur actions, qui a ouvert de nouveaux horizons au champ des évaluations économiques dans bien des domaines.
Cette méthode, publiée dans des articles en 1973, est utilisée quotidiennement pour évaluer les options sur actions par des milliers d’acteurs sur les marchés financiers, souligne l’académie dans ses attendus.
A côté de la théorie de la fixation des prix des instruments dérivés, Merton et Scholes ont effectué des contributions essentielles dans le champ de l’économie financière.
Merton a développé entre autres une nouvelle méthode prégnante permettant d’analyser les décisions d’investissement et de consommation des individus dans le temps. Il a également généralisé le modèle dit de CAPM, un modèle statique d’évaluation des valeurs pour lequel son compatriote William Sharpe avait obtenu le prix Nobel d’économie en 1990.
Scholes a effectué des travaux sur l’importance de la distribution des dividendes pour la valeur d’un titre, en collaboration, entre autres, avec Black et Merton Miller à qui a été attribué, en 1990, conjointement avec Sharpe le prix Nobel pour ses découvertes sur le financement des entreprises.
Le prix leur sera remis, assorti d’un chèque d’un montant record de 7,5 millions de couronnes suédoises (un million de dollars US), le 10 décembre, date-anniversaire d’Alfred Nobel, par le roi de Suède, Carl XVI Gustav.
En 1996, le prix était allé au Canadien William Vickrey et au Britannique James Mirrlees pour leur théorie des incitations en asymétrie d’information.
Le prix d’économie n’a pas été créé par Alfred Nobel mais par la Riksbank, la Banque centrale suédoise. Il a été décerné pour la première fois en 1969. (AFP)


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