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Actualités - Chronologie

Johnson soupçonnait Castro d'être lié à l'assassinat de Kennedy


Le président américain Lyndon Johnson pensait que le leader cubain Fidel Castro avait joué un rôle dans l’assassinat de John Kennedy, mais craignait que des représailles contre Cuba ne conduisent à une guerre nucléaire, selon des enregistrements de la Maison-Blanche de l’époque révélés dans un nouveau livre.
Des extraits de ces enregistrements effectués secrètement par Johnson en 1963 et 1964 («Taking Charge: les enregistrements de la Maison-Blanche sous Johnson 1963-64»), compilés par l’historien Michael Beschloss, sont reproduits dans le dernier numéro de «Newsweek».
Ils révèlent notamment que Lyndon Johnson, devenu président après l’assassinat de John Kennedy à Dallas en novembre 1963, craignait que si les Etats-Unis accusaient Fidel Castro ou le leader soviétique Nikita Khroutchev, les Américains exigeraient une attaque de représailles contre Cuba ou l’Union Soviétique, menant «à une guerre pouvant tuer 40 millions d’Américains en une heure».
Selon ces enregistrements, le président Johnson aurait également indiqué, lors d’une conversation avec le sénateur Richard Russell en 1964, qu’il ne croyait pas au rapport de la commission d’enquête Warren, chargée de faire la lumière sur l’assassinat du président Kennedy et qui concluait qu’un assassin unique en était le responsable.
Le sénateur Russell, un démocrate de Georgie, membre de la commission Warren, avoue, selon ces enregistrements, ne pas croire la version officielle. «Je suis épuisé de me battre sur ce fichu rapport», dit-il à Johnson, avouant: «Je n’y crois pas». «Moi, non plus», lui confie alors Lyndon Johnson.
Les enregistrements démontrent également que Johnson était assailli de doutes et préoccupé par les conséquences de l’engagement américain au Vietnam. «Je suis resté éveillé toute la nuit pensant à cette histoire», dit Johnson à son directeur pour les affaires de Sécurité nationale McGeorge Bundy.
«Il me semble que nous mettons les pieds dans une autre Corée», dit-il, ajoutant: «Je ne pense pas que nous pouvons nous battre à plus de 15.000 kilomètres de chez nous (…). Je ne pense pas que cela vaille la peine et je ne pense pas que nous pouvons en sortir, c’est juste le plus grand fichu casse-tête que j’ai jamais vu», dit-il.
«Que vaut le Vietnam au juste pour moi, que vaut-il pour ce pays? Mais bien sûr, si on commence à avoir peur des communistes, ils sont capables de venir vous chercher jusque dans votre propre cuisine», dit-il à Bundy. (AFP)
Le président américain Lyndon Johnson pensait que le leader cubain Fidel Castro avait joué un rôle dans l’assassinat de John Kennedy, mais craignait que des représailles contre Cuba ne conduisent à une guerre nucléaire, selon des enregistrements de la Maison-Blanche de l’époque révélés dans un nouveau livre.Des extraits de ces enregistrements effectués secrètement par Johnson en 1963 et 1964 («Taking Charge: les enregistrements de la Maison-Blanche sous Johnson 1963-64»), compilés par l’historien Michael Beschloss, sont reproduits dans le dernier numéro de «Newsweek».Ils révèlent notamment que Lyndon Johnson, devenu président après l’assassinat de John Kennedy à Dallas en novembre 1963, craignait que si les Etats-Unis accusaient Fidel Castro ou le leader soviétique Nikita Khroutchev, les Américains...