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Actualités - Chronologie

Aïda plébiscité à Louxor

Près de 5.000 spectateurs sous le charme ont assisté dimanche soir à la première de l’Aïda de Verdi à Louxor, en Haute-Egypte, un opéra en plein-air à grand spectacle dans un décor naturel et architectural saisissant.
«Soirée réussie, monsieur le président?». «Çà, c’est sûr!», répond à un journaliste le chef de l’Etat égyptien Hosni Moubarak en regagnant sa limousine.
Le président a de quoi afficher sa satisfaction car l’organisation de la soirée n’a pas connu de fausses notes et l’Egypte a gagné son pari de faire encore mieux pour son opéra fétiche, joué pour la première fois en 1871.
Pendant les trois entractes et à la sortie du spectacle qui dure quatre heures, on n’entend de la part du public qu’un concert de louanges.
«Je ne peux imaginer événement plus spectaculaire, c’est unique», s’exclame Dany Cutting, une Britannique vivant aux Etats-Unis et venue spécialement avec son mari Richard pour l’occasion.
Chez les officiels, l’enthousiasme est aussi de mise. «C’est fantastique, je n’avais jamais vu pareille Aïda», lance le ministre égyptien de la Culture Farouk Hosni.
Les gradins étaient pleins, à l’exception d’une petite centaine de sièges. Parmi les personnalités, on devait reconnaître l’acteur écossais Sean Connery. Le chef italien Anton Guadagno était au pupitre pour diriger l’orchestre de l’Opéra du Caire.
Au premier plan, la scène est conçue par Attilio Colonnello, un des metteurs en scène les plus renommés. Il s’agit d’un vaste jeu d’escaliers et de statues qui ne cache pas, en arrière plan, creusé dans la roche, le fameux temple — éclairé — d’Hatchepsout.
La soprano américaine Aprile Millo, souffrante, qui devait tenir le rôle d’Aïda, a été remplacée par Wilhelmenia Fernandez, une autre Américaine, entourée de chœurs égyptiens et bulgares, de ballets égyptiens et de quelque 400 figurants.
Le ténor Giuseppe Giacomini tient le rôle de Radames, le chef de l’armée égyptienne, amoureux d’Aïda, fille de son ennemi le roi d’Ethiopie. Un rôle qu’il partagera, lors des cinq autres soirées — du 13 au 17 octobre — avec Walter Fraccaro. Monica Pick Hieronimi sera la seconde Aïda.
Les premières représentations en plein air d’Aïda avaient eu lieu en 1987 devant le temple de Louxor, puis en 1988 face aux pyramides de Guizeh, et enfin en 1994 sur le site actuel où l’opéra semble avoir trouvé son cadre idéal.
L’œuvre de Verdi est un atout de plus pour le tourisme égyptien, comme le souligne le ministre du Tourisme, M. Mamdouh Beltagui. De nombreux spectateurs, principalement européens, ont déclaré qu’ils étaient venus pour un séjour de quatre à cinq jours, avec Aïda comme point fort. (AFP)
Près de 5.000 spectateurs sous le charme ont assisté dimanche soir à la première de l’Aïda de Verdi à Louxor, en Haute-Egypte, un opéra en plein-air à grand spectacle dans un décor naturel et architectural saisissant.«Soirée réussie, monsieur le président?». «Çà, c’est sûr!», répond à un journaliste le chef de l’Etat égyptien Hosni Moubarak en regagnant sa limousine.Le président a de quoi afficher sa satisfaction car l’organisation de la soirée n’a pas connu de fausses notes et l’Egypte a gagné son pari de faire encore mieux pour son opéra fétiche, joué pour la première fois en 1871.Pendant les trois entractes et à la sortie du spectacle qui dure quatre heures, on n’entend de la part du public qu’un concert de louanges.«Je ne peux imaginer événement plus spectaculaire, c’est unique»,...