L’Union européenne est confrontée à un problème d’afflux massif de réfugiés irakiens parmi lesquels se trouvent de nombreux criminels, a affirmé le ministre néerlandais de la Justice Winnie Sorgdrager devant des journalistes en marge d’une réunion informelle avec ses collègues des Quinze à Mondorf au Luxembourg.
«Des organisations spécialisées utilisent les demandes d’asile pour les réfugiés irakiens pour faire sortir d’Irak des criminels et reconstituer à partir du territoire européen un réseau d’activités criminelles» a affirmé Mme Gorgdrager.
Depuis plusieurs mois plus d’un millier de ressortissants irakiens par mois déposent une demande d’asile aux Pays-Bas.
En Allemagne les réfugiés irakiens devancent les Bosniaques et arrivent au deuxième rang en nombre des demandeurs d’asile après les Turcs, à raison de plus de 1.200 dossiers par mois depuis juillet, selon le secrétaire d’Etat Kurt Schelter.
Près de 70% de ces demandeurs d’asile sont des Kurdes et pour 30% d’entre eux environ on ne connaît pas exactement leurs motivations de demande d’asile, a-t-il reconnu devant des journalistes, soulignant leur entrée par des voies illégales sur le territoire de l’UE.
«Le problème c’est qu’on ne peut pas expulser ces gens vers leur pays, vue la situation là-bas», a souligné M. Schelter.
L’affaire, qui touche également la Grèce et dans une moindre mesure la France et les pays scandinaves, «devrait être résolue au niveau européen car le problème ne cesse de s’amplifier», a estimé Mme Sorgdrager.
Les ministres des Affaires étrangères ont été saisis de la question et un groupe d’experts en criminalité organisée des Etats membres doit plancher sur le dossier dès la semaine prochaine à Bruxelles, selon Mme Sorgdrager. (AFP)


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