«La consommation mondiale d’énergie doit augmenter de 50% d’ici à 25 ans», selon Anthony Scanlan, consultant au British Institute of Energy Economics à Londres, qui s’exprimait dans le cadre d’une conférence tenue du 6 au 8 octobre à Nicosie sur le marché des hydrocarbures.
Mais les infrastructures du Proche-Orient, qui dispose du tiers des réserves de gaz et des deux tiers de pétrole, «sont vieilles d’au moins une génération», estime Pierre Chammas, organisateur de la conférence.
Or les Etats de la région, notamment les monarchies du Golfe, qui ont longtemps refusé de voir des capitaux privés dans le secteur des hydrocarbures, n’ont plus les moyens d’investir massivement.
Sans une participation importante du secteur privé, «le Proche-Orient ne sera pas en mesure d’atteindre ses objectifs en matière d’indépendance économique», prévient-il.
«Il y a une véritable soif de financements privés pour les infrastructures», selon Riad Hassan Kaidbey, président de la Federal Bank of Lebanon.
Certains Etats ont commencé à prendre le virage. «Il y a eu ces dernières années une ouverture sérieuse aux investissements étrangers dans les secteurs du gaz et du pétrole», estime Ibrahim Ismaïl, ex-responsable irakien à l’OPEP.
L’Irak, qui compte amener ses capacités de production de pétrole à 6 millions de barils par jour dix ans après la levée des sanctions internationales — encore très incertaines à terme — contre 3,3 mbj en 1991, multiplie les contacts avec les firmes étrangères pour exploiter de nouveaux champs, selon M. Ismaïl. Il estime que son pays «n’a pas le capital nécessaire» pour atteindre seul cet objectif. (AFP)


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