Le directeur général de Shell, Phil Wats, a indiqué que la compagnie néerlando-britannique souhaitait participer à l’exploitation des réserves de Kourdachir, en mer Caspienne, estimées à un minimum de 30 millions de tonnes.
M. Wats s’exprimait à l’issue d’un entretien avec le président azerbaïdjanais Gueidar Aliev.
Shell a proposé de prendre une part de 25% dans ce projet d’une valeur totale estimée à 2,5 milliards de dollars, selon Interfax. Le président de la Compagnie d’Etat pétrolière azerbaïdjanaise Natik Aliev a cependant déclaré que Shell devait «améliorer ses propositions» pour espérer emporter le marché.
L’Azerbaïdjan avait accordé en septembre dernier un premier paquet de 25% des actions du projet Kiourdachir à l’italien AGIP, qui avait alors devancé Shell lors d’un appel d’offres. 25 autres pour-cent demeurent à pourvoir, la Compagnie d’Etat azerbaïdjanaise gardant le contrôle des 50% restants.
La compagnie pétrolière américaine Chevron a pour sa part proposé à l’Azerbaïdjan de gérer et moderniser à ses frais un oléoduc de 120 km de long, afin de faire transiter le pétrole qu’elle extrait dans la république voisine du Kazakhstan.
Le président de Chevron, Richard Matski, s’est entretenu de ce projet lundi soir à Bakou avec le président Aliev.
Chevron souhaite faire passer de 1,2 million de tonnes/an à 7 ou 8 millions de tonnes la capacité d’un oléoduc reliant la capitale Bakou à Ali-Bairamly.
Le pétrole kazakh extrait par Chevron serait ensuite acheminé par voie ferrée jusqu’au port géorgien de Batoumi (mer Noire), d’où des tankers l’emmèneront vers l’Europe occidentale.
Les compagnies occidentales ont multiplié ces dernières années les investissements en Azerbaïdjan et au Kazakhstan, dont les réserves pétrolières sont parmi les plus prometteuses au monde. (AFP)


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