M. Ross n’a pas pu annoncer la moindre avancée sur les dossiers qui bloquent le processus depuis des mois: la colonisation juive des territoires occupés et le refus d’Israël de retirer ses troupes de Cisjordanie.
MM. Arafat et Netanyahu «ont réaffirmé leur engagement à réaliser la paix et la sécurité (…). C’était une très bonne réunion, au cours de laquelle chacun a réaffirmé ses engagements à œuvrer de concert pour surmonter tous les problèmes et toutes les divergences», a affirmé l’émissaire américain.
Les deux dirigeants, qui se sont vus pendant deux heures et demie à Erez, à la frontière entre la bande de Gaza et Israël, ont décidé en particulier de reprendre la coopération entre leurs services de sécurité, a affirmé la radio israélienne.
Ils ont également décidé d’entretenir des contacts réguliers au plus haut niveau afin de relancer le processus de paix, en panne depuis mars dernier.
M. Ross, qui a arrangé la réunion, a averti que les pourparlers à venir allaient être très difficiles. «Nous ne devons nous faire aucune illusion, il y a beaucoup de travail à accomplir, de nombreuses divergences à surmonter», a-t-il prévenu.
Le porte-parole présidentiel palestinien, M. Marouane Kanafani, a indiqué que les deux dirigeants avaient passé en revue les points de blocage. «Tous les sujets ont été discutés, notamment l’arrêt de la colonisation, les redéploiements (militaires israéliens) et les raisons de la crise du processus», a-t-il dit.
Selon M. Ross, MM. Arafat et Netanyahu, qui ne s’étaient plus vus depuis le 9 février dernier, sont conscients de la nécessité «de ne pas seulement avoir un processus, mais aussi de commencer à obtenir des résultats».
Retour à Washington
Du côté palestinien, Nabil Abou Roudeina a affirmé: «Nous pouvons dire qu’il existe une dynamique». «Cela a été un important pas en avant, mais nous devons attendre pour voir les résultats concrets sur le terrain», a-t-il ajouté.
«Cela a été une très importante rencontre, durant laquelle Israël a fait savoir qu’il était déterminé à respecter la base de l’accord et à appliquer les accords transitoires», a-t-il conclu.
M. Netanyahu est affaibli par le scandale qui a entouré la tentative d’assassinat d’un dirigeant islamiste il y a treize jours à Amman et la libération consécutive par Israël, sous la pression de la Jordanie, du guide spirituel du Hamas, Ahmed Yassine.
Le premier ministre israélien, qui avait sommé M. Arafat de démanteler l’infrastructure du Hamas pour reprendre les négociations, est apparu en porte-à-faux en permettant le retour à Gaza de la figure emblématique du mouvement intégriste.
L’Autorité palestinienne fait valoir qu’elle peut difficilement poursuivre la répression contre le Hamas, dont elle a arrêté des dizaines de militants, étant donné qu’Israël a relâché entre-temps cheikh Yassine.
M. Ross a indiqué que la prochaine étape des négociations de paix serait une réunion à la fin du mois à Washington entre le ministre israélien des Affaires étrangères David Lévy et le numéro deux palestinien Mahmoud Abbas (Abou Mazen).
Entre-temps, les travaux vont se poursuivre au sein de commissions bilatérales pour étudier les nombreuses dispositions en suspens des accords d’autonomie. M. Ross doit retourner lui-même au Proche-Orient à la fin de la semaine prochaine pour poursuivre ses contacts.
Le processus de paix est dans l’impasse depuis la mise en chantier par Israël d’une nouvelle colonie juive à Jérusalem-Est en mars dernier. Il s’ est encore dégradé après deux attentats-suicide, le 30 juillet et 4 septembre à Jérusalem-Ouest, qui ont fait 21 tués israéliens. (AFP, Reuter)Q


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