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Actualités - Chronologie

A2A en veilleuse contre la douleur

Une équipe de chercheurs belges et français a réalisé une première mondiale en réussissant à «éteindre» l’expression du gène des récepteurs A2A de l’adénosine chez la souris, données scientifiques pouvant conduire à terme à de nouvelles stratégies thérapeutiques de l’anxiété, la douleur ou l’hypertension.
Cette découverte réalisée par une équipe de chercheurs de l’Université de Bruxelles et de celle de Rouen (ouest de la France) a permis d’«éteindre l’expression du gène des récepteurs A2A de l’adénosine et a modifié le comportement de ces animaux», a indiqué le professeur Jean Costentin de la faculté de médecine et de pharmacie de Rouen.
L’adénosine est une substance de communication entre les différents types cellulaires et en particulier les cellules nerveuses. Elle agit par l’intermédiaire de plusieurs cibles dont le récepteur A2A.
Les travaux des scientifiques français et belges ont consisté à faire disparaître ce récepteur pour en élucider la fonction, a expliqué le professeur Costentin, ajoutant que «les souris privées de ce récepteur sont viables, se reproduisent normalement, toutefois elles présentent une moindre sensibilité à la douleur, sont hypertendues, anxieuses et les mâles sont spécialement agressifs».
De plus, indique le chercheur, les souris dépourvues de ce récepteur «ne répondent plus aux effets stimulants de la caféine. Leur comportement est comparable à maints égards à celui résultant de l’administration de caféine à des souris normales».
Ce constat, poursuit-il, «atteste que la caféine agit en bloquant les récepteurs A2A de l’adénosine pour développer les modifications précitées du comportement».
Etre privés de récepteur A2A – c’est-à-dire des souris «knockout» – ou avoir des récepteurs A2A bloqués par la caféine sur les souris normales aboutit aux mêmes manifestations, souligne Jean Costentin.
En définitive, conclut le chercheur, «cette étude permet non seulement de comprendre le mécanisme d’action de la caféine mais également d’éclairer la fonction des récepteurs A2A de l’adénosine qui apparaissent désormais comme des cibles attrayantes pour des thérapeutiques futures dans le domaine de la douleur, de l’anxiété, de l’éveil et de l’hypertension». (AFP)Q
Une équipe de chercheurs belges et français a réalisé une première mondiale en réussissant à «éteindre» l’expression du gène des récepteurs A2A de l’adénosine chez la souris, données scientifiques pouvant conduire à terme à de nouvelles stratégies thérapeutiques de l’anxiété, la douleur ou l’hypertension.Cette découverte réalisée par une équipe de chercheurs de l’Université de Bruxelles et de celle de Rouen (ouest de la France) a permis d’«éteindre l’expression du gène des récepteurs A2A de l’adénosine et a modifié le comportement de ces animaux», a indiqué le professeur Jean Costentin de la faculté de médecine et de pharmacie de Rouen.L’adénosine est une substance de communication entre les différents types cellulaires et en particulier les cellules nerveuses. Elle agit par...