Cette étude, soulignent ses auteurs, a été réalisée auprès de 136 malades à l’hôpital central de San Francisco, dans «le monde réel», alors que les résultats publiés jusqu’à présent portaient sur des tests cliniques faisant l’objet d’un suivi médical très strict.
Selon eux, un traitement avec une antiprotéase pendant au moins six mois a échoué sur 53% des malades traités à cet hôpital de mars 1996 à mars 1997, ce qui est nettement supérieur aux 10% à 20% enregistrés lors de tests cliniques.
Les raisons de cet échec, reconnaît toutefois le responsable du rapport, le Dr Steven Deeks, de l’Université de Californie à San Francisco, tiennent plus aux patients qu’aux médicaments eux-mêmes.
En effet, certains des malades avaient déjà été traités et avaient donc acquis une résistance à toute médication tandis que d’autres, drogués ou marginaux, avaient du mal à suivre le régime complexe nécessité par le traitement (13 à 26 comprimés par jour, certains à prendre l’estomac vide, d’autres après un repas).
Le Dr Deeks a noté en présentant son étude devant la 37e Conférence intersciences sur les agents antimicrobiens et la chimiothérapie (ICAAC), qui se tient à Toronto (Canada), qu’il ne souhaitait pas condamner les antiprotéases, qui sont «vraiment puissantes et étonnantes». Mais «simplement, elles ne sont pas parfaites», a-t-il dit.
Norm Robinson, responsable de l’association ARIS qui fournit à San Jose (Californie) des services aux séropositifs et malades du sida, ne s’est pas étonné de ces résultats. «Nous commençons à voir des gens qui étaient très bien et dont le volume de virus commence à remonter», a-t-il dit ajoutant que «des charges indétectables le deviennent à nouveau». (AFP)


À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir