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Actualités - Chronologie

Loi agraire : sécurité renforcée en Haute-Egypte par crainte de troubles

Les services de sécurité ont renforcé leur présence en Haute -Egypte par crainte de nouveaux troubles avec l’entrée en vigueur, le 1er octobre, d’une loi libéralisant le fermage à laquelle sont opposés les petits paysans.
Dans les gouvernorats de Miniya, de Beni Soueif et d’Assiout, des centaines de conscrits sont venus prêter main forte aux policiers déjà présents. Les forces de l’ordre sont en état d’alerte et déployées en permanence dans les différents villages.
Les policiers armés sillonnent régulièrement les rues des villes et villages, à bord de voitures blindées et de fourgons.
Les responsables de la sécurité et les gouverneurs de ces régions ont tenu plusieurs réunions durant les derniers jours pour «coordonner leurs efforts et parer à d’éventuels troubles», a indiqué une source policière.
Selon cette source, outre les incidents avec les paysans, les responsables «craignent que les organisations intégristes actives dans ces régions n’exploitent ces troubles pour commettre des opérations terroristes».
Une organisation de défense des paysans a indiqué dimanche que vingt personnes, dont six policiers, ont été blessées dans de récents affrontements en Egypte entre paysans et proppriétaires terriens. Selon cette organisation non-gouvernementale, le Centre de la terre pour les droits de l’homme (CTDH), ces troubles ont abouti à 22 arrestations.
Depuis le début de l’année, de nombreuses manifestations, dégénérant souvent en incidents sanglants, ont eu lieu pour protester contre l’application prévue pour début octobre d’une nouvelle loi de libéralisation du fermage remettant en cause la réforme agraire imposée du temps du président Gamal Abdel Nasser.
La loi nassérienne avait imposé aux propriétaires de louer leurs terres à bas prix, sans pouvoir augmenter les loyers ni changer de locataires. En octobre, les propriétaires pourront récupérer leurs terres s’ils le souhaitent, aux termes de la nouvelle loi votée en 1992 et qui avait accordé aux paysans un délai de grâce de cinq ans.
Depuis le début des manifestations en janvier, 15 personnes ont été tuées, 238 blessées et 234 emprisonnées, dont 174 sont toujours détenues, selon un récapitulatif. (AFP)
Les services de sécurité ont renforcé leur présence en Haute -Egypte par crainte de nouveaux troubles avec l’entrée en vigueur, le 1er octobre, d’une loi libéralisant le fermage à laquelle sont opposés les petits paysans.Dans les gouvernorats de Miniya, de Beni Soueif et d’Assiout, des centaines de conscrits sont venus prêter main forte aux policiers déjà présents. Les forces de l’ordre sont en état d’alerte et déployées en permanence dans les différents villages.Les policiers armés sillonnent régulièrement les rues des villes et villages, à bord de voitures blindées et de fourgons.Les responsables de la sécurité et les gouverneurs de ces régions ont tenu plusieurs réunions durant les derniers jours pour «coordonner leurs efforts et parer à d’éventuels troubles», a indiqué une source...