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Actualités - Chronologie

Trainspotting au pays de la mafia sicilienne

Le film du Britannique Danny Boyle, qui vient de recevoir en Sicile le 19e Ephèbe d’or, a été l’occasion pour les jeunes Siciliens de découvrir une œuvre traitant de la drogue, question particulièrement brûlante dans cette région de mafia.
Après la projection du film et à l’occasion de la remise de ce prix international récompensant le film de l’année qui a le mieux exprimé une œuvre littéraire, quelques centaines de lycéens ont discuté avec un sémiologue (Nicola Dusi), un cinéaste engagé (Daniel Segre), un philosophe (Pier Aldo Rovatti) et Ernesto Olivero, un volontaire d’une organisation d’aide aux jeunes drogués de Turin (Nord).
La discussion a rapidement tourné sur la question de savoir si ce film sur le «malaise des jeunes» avait un rôle positif contre la drogue ou au contraire la présentait sous un jour favorable.
«Après réflexion et analyse, ce film est contre la drogue même si à première vue c’est le contraire qui apparaît. C’est un film qui te donne la nausée, mais la nausée de la drogue», a estimé Olivero, militant catholique depuis 33 ans qui a souhaité qu’«un film aussi fort soit fait sur ce thème mais en positif».
«On n’a pas besoin d’un film à l’eau de rose, à l’américaine avec happy end. Ce film est positif parce que même s’il est difficile, il te fait comprendre mieux la réalité», lui a répliqué Simona, une lycéenne en classe terminale.
Le sémiologue, qui a refusé l’approche morale, a affirmé que le roman d’Irving Welsh dont est tiré le film de Boyle «est beaucoup plus provocateur, agressif et pessimiste que le film lui-même» qui a souvent été décrit comme scabreux et brutal. «Aux Etats-Unis, le film a été très critiqué parce que jugé top ambigu à cause des personnages traités en héros alors qu’en Italie, la presse de gauche en particulier l’a jugé éducatif», a-t-il indiqué.
«Trainspotting» raconte l’histoire déprimante et sans issue de jeunes, inexistants ou violents.
«Le film permet une ouverture visuelle sur l’hallucination provoquée par la drogue et le saut dans le monde imaginaire» que le livre ne propose pas, selon le sémiologue.
Danny Boyle est arrivé de Los Angeles (Etats-Unis) à Agrigente, où lui a été remis l’Ephèbe d’or d’une statuette d’un jeune Grec retrouvé sur le plus beau site archéologique de Sicile, il y a 80 ans.
Un Ephèbe d’argent a été remis à l’acteur italien Roberto Herlitzka pour sa remarquable interprétation d’un aristocrate sicilien, raffiné et cruel, dans «Marianna Ucria» de Roberto Faenza, film dans lequel joue aussi l’actrice française sourde et muette Emmanuelle Laborit. (AFP).
Le film du Britannique Danny Boyle, qui vient de recevoir en Sicile le 19e Ephèbe d’or, a été l’occasion pour les jeunes Siciliens de découvrir une œuvre traitant de la drogue, question particulièrement brûlante dans cette région de mafia.Après la projection du film et à l’occasion de la remise de ce prix international récompensant le film de l’année qui a le mieux exprimé une œuvre littéraire, quelques centaines de lycéens ont discuté avec un sémiologue (Nicola Dusi), un cinéaste engagé (Daniel Segre), un philosophe (Pier Aldo Rovatti) et Ernesto Olivero, un volontaire d’une organisation d’aide aux jeunes drogués de Turin (Nord).La discussion a rapidement tourné sur la question de savoir si ce film sur le «malaise des jeunes» avait un rôle positif contre la drogue ou au contraire la présentait sous...