«Qu’ils continuent à faire la guerre au (premier ministre Victor) Tchernemyrdine, au (premier vice-premier ministre Anatoli) Tchoubaïs et aux autres responsables du gouvernement. Je n’interviendrai pas devant la Douma durant cette saison politique», a-t-il dit à la presse, quelques instants après avoir prononcé une allocution devant les députés de la Chambre haute (Conseil de la Fédération).
Boris Eltsine n’a pas précisé les raisons de son courroux envers la Chambre basse, dominée par les communistes et leurs alliés.
Le chef du groupe parlementaire communiste, Guennadi Ziouganov, avait traité samedi Boris Eltsine de «chef de gang» dirigeant«un régime que le peuple refuse de soutenir».
Le porte-parole du Kremlin, Sergueï Iastrjembski, avait réagi lundi en accusant le dirigeant communiste d’exercer un«chantage politique» sur le chef de l’Etat et le gouvernement.
Le ministère de la Justice avait également rappelé Guennadi Ziouganov à l’ordre.
«J’ai toujours pensé, et je continue à penser, que l’opposition n’a pas de programme. Elle ne sait que pousser des hauts cris et se conduire en mufle. Rien qui ressemble, même de loin, à la haute culture politique du Conseil de la Fédération», a dit Boris Eltsine.
Pour la première fois depuis 1994, le chef du Kremlin a prononcé ce jour un discours devant la Chambre haute, composée pour moitié des dirigeants des régions et républiques autonomes de la fédération.
Dans son allocution, il a salué le rôle «stabilisateur» joué, selon lui, par le «Sénat» russe.
Le Conseil de la Fédération soutient le président. Il n’y règne pas l’anarchie politique qui règne à la Douma», a-t-il ajouté à l’issue de son intervention.
La Constitution n’oblige pas le président à rendre compte de son action devant les députés de la Chambre basse. Mais il délivre chaque année un discours devant les députés de la Douma et du Conseil de la Fédération, réunis pour l’occasion au Kremlin. (AFP)


À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir