Ils devront en conséquence rechercher des alliances au sein du nouveau Parlement issu des législatives de dimanche pour pouvoir continuer à gouverner la Serbie.
Dans la course à la présidence de Serbie, Zoran Lilic, un proche de M. Milosevic, subit également un échec relatif puisqu’il devra affronter Seselj, le président du Parti radical (SRS), lors d’un second tour de scrutin, le 5 octobre.
Candidat de la coalition au pouvoir — comprenant le Parti socialiste (SPS) de Milosevic, la Gauche Yougoslave (néo-communiste) dirigée par sa femme Mirjana Markovic et la Nouvelle démocratie (ND, libéral) —, Lilic vient en tête avec 1.286.437 voix, devant Seselj (1.025.280) et Draskovic, président du Mouvement serbe du renouveau (SPO) qui recueille 787.836 voix, selon des données encore partielles.
Les résultats des législatives de dimanche donnés par la commission ne concernent que 28 des 29 circonscriptions où le décompte des voix a été achevé.
Plusieurs petits partis
Sur un total de 3.514.482 suffrages exprimés, la gauche en obtient 1.204.516 (32,92%), le SPS 1.038.536 (28,38%) et le SPO 724.504 (19,80%).
La circonscription dont les résultats ne sont pas encore connus est celle de Pec (Kosovo, sud), qui doit pourvoir les 14 sièges restants.
Même si le SPS exerce traditionnellement une influence dominante à Pec, les résultats de cette circonscription ne sont pas susceptibles d’entraîner une modification de tendance radicale.
Derrière les trois principales formations, plusieurs petits partis et coalitions se partagent 13 sièges.
Dans le Parlement sortant, le SPS (123 sièges) disposait de la majorité absolue avec les 6 sièges que détenait son alliée, la ND. La JUL, créée en 1994, n’était pas représentée.
Les nationalistes radicaux, dont la campagne était axée sur la nécessité de bâtir une «Serbie forte» et gérée «en bon père de famille», la justice sociale et la lutte contre la corruption, réussissent une percée spectaculaire puisqu’ils ne détenaient que 39 sièges dans le précédent Parlement.
Dans une première réaction, M. Seselj s’est déclaré disposé à «négocier» avec les deux autres principales forces en présence pour constituer une «majorité parlementaire stable» et un gouvernement de coalition.
Il a invité M. Lilic à un face-à-face télévisé de deux heures «comme cela se fait dans le monde civilisé».
Le SPO de Draskovic enregistre lui aussi une avancée avec 45 sièges contre 37 précédemment.
Le Parti démocrate du maire de Belgrade Zoran Djindjic, allié de Draskovic lors des municipales de novembre dernier et des gigantesques manifestations antigouvernementales qui les ont suivies pendant trois mois, a boycotté ces élections et disparaît en conséquence du Parlement où il détenait 29 sièges. (AFP)


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