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Actualités - Biographie

Père du cinéma libanais, Mohammed Selmane n'est plus (photo)

Le «père du cinéma libanais» s’est éteint hier, à l’âge de 75 ans. Acteur et chanteur avant d’être atteint par le virus du cinéma et de la réalisation, Mohammed Selmane a travaillé avec les plus grands: Sabah, Samira Toufic, Chouchou, Maha Sabri, Ihsan Sadek, Abdel Salam Naboulsi, Wadih Safi, Mohammed Chamel, Fahd Ballan, Walid Toufic... Il laisse derrière lui 35 films, ainsi que les paroles de plusieurs chants ou chansons. Il avait contribué à la création d’une société de production mixte libano-égyptienne dans les années 50. C’est en 1957 que Mohammed Selmane réalise son premier film «El Lahen el Awal» (1957) suivi de «Angham Habibi» (1959), avec en vedette sa femme. Najah Salam, épousée en 1955. Ils auront deux filles, Samar et Rim, puis se sépareront dix ans plus tard, tout en restant bons amis: «Mohammed était d’une telle générosité qu’il n’a jamais réussi à faire fortune, il était très tolérant, tendre, aimant la vie et le rire. Nous sommes resté très liés après notre séparation», dit Najah Salam, qui aura assisté son ex-époux «jusqu’à son dernier souffle», précise-t-elle.
Tournés avec Sabah, «Fatinat al-Jamahir» (1964) et «Mawal» (1966), connaissent également un vif succès.
Elu récemment président du syndicat des techniciens, Mohammed Selmane était très concerné par le cinéma libanais. Il disait: «Notre cinéma connaît deux handicaps: l’argent et le temps. Il faut de l’argent pour améliorer les films afin que les réalisateurs ne soient pas obligés par mesure d’économie, de renoncer à leurs ambitions initiales. Il faut du temps, car on ne peut obtenir du bon travail lorsqu’on travaille à la sauvette, pour en finir... Lorsque nous aurons l’argent et le temps nécessaires pour tourner, alors nous pourrons améliorer la qualité de nos films».
Mohammed Selmane était très libanais — ses films étaient en dialectal, même le fameux «Badawiy fi Baris» avec Samira Toufic — mais aussi très arabe. La Syrie, la Jordanie et l’Egypte bien sûr, avaient souvent fait appel à son talent.
Un homme, un cinéaste que l’on regrettera.
Le «père du cinéma libanais» s’est éteint hier, à l’âge de 75 ans. Acteur et chanteur avant d’être atteint par le virus du cinéma et de la réalisation, Mohammed Selmane a travaillé avec les plus grands: Sabah, Samira Toufic, Chouchou, Maha Sabri, Ihsan Sadek, Abdel Salam Naboulsi, Wadih Safi, Mohammed Chamel, Fahd Ballan, Walid Toufic... Il laisse derrière lui 35 films, ainsi que les paroles de plusieurs chants ou chansons. Il avait contribué à la création d’une société de production mixte libano-égyptienne dans les années 50. C’est en 1957 que Mohammed Selmane réalise son premier film «El Lahen el Awal» (1957) suivi de «Angham Habibi» (1959), avec en vedette sa femme. Najah Salam, épousée en 1955. Ils auront deux filles, Samar et Rim, puis se sépareront dix ans plus tard, tout en restant bons amis:...