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Actualités - Chronologie

Normalisation des relations israelo-autrichiennes après la visite de Netanyahu à Vienne

La visite en Autriche du premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a contribué à normaliser les relations entre les deux pays, Vienne reconnaissant une nouvelle fois la participation «active» d’Autrichiens à l’holocauste.
Au cours d’une conférence de presse conjointe, avant le départ du premier ministre israélien, le chancelier Viktor Klima a reconnu que «beaucoup d’Autrichiens ont participé activement à l’holocauste».
Il a indiqué souhaiter poursuivre le travail de son prédécesseur, Franz Vranitzky, qui avait été le premier chancelier autrichien à reconnaître en 1991 une coresponsabilité morale de l’Autriche pour les crimes commis notamment contre les juifs et les tziganes.
Ces propos avaient à l’époque considérablement contribué à réchauffer les relations particulièrement tendues entre les deux pays.
Entre 1970 et 1983, l’Autriche était dirigée par le chancelier Bruno Kreisky à qui Israël reprochait ses relations très étroites avec le monde arabe, et d’avoir reconnu l’OLP en mars 1980.
A l’époque, des propos de M. Vranitzky, le président autrichien n’était autre que Kurt Waldheim, mis en 1987 sur la liste des personnes indésirables par les Etats-Unis lui reprochant des implications dans des crimes de guerre nazis. Pendant sa présidence, Israël a rappelé son ambassadeur à Vienne.
M. Klima a assuré lundi vouloir «poursuivre» les efforts de son prédécesseur, «au moyen d’une confrontation ouverte et honnête avec ce qui s’est passé». Il a jugé que «ce qu’a apporté le national-socialisme à notre pays ne pourra jamais être effacé mais nous avons l’obligation morale de ne pas oublier ce qui a été commis».

Camp diabolique

A son arrivée en Autriche, M. Netanyahu s’était rendu directement à l’ancien camp de concentration de Mauthausen, à environ 150 km à l’ouest de Vienne, qu’il avait qualifié de «camp diabolique» dont les horreurs ne peuvent être «ni pardonnées ni oubliées».
«Il y a 50 ans, dans la nuit froide et noire, des gens se serraient dans les bras, pour se réchauffer alors qu’ils mouraient de faim et enduraient la souffrance et le froid. Passant ici, dans ce camp diabolique, nous ne pardonnerons pas aux assassins, et nous n’oublierons pas le prix que notre peuple a payé, alors que le monde entier se taisait et ne faisait rien», avait-il dit.
MM. Klima et Netanyahu ont convenu de resserrer les liens économiques entre les deux pays, et M. Klima a été invité à se rendre en Israël «dans les prochains mois», à la tête d’une délégation d’hommes d’affaires.
M. Netanyahu a évoqué l’idée de développer des projets d’infrastructure dans les territoires occupés, avec l’assistance de l’Autriche.
Le premier ministre israélien avait demandé à l’Union européenne d’avoir une «position équilibrée» et ne pas «favoriser une partie», dans la question des relations entre Israël et les Palestiniens.
Il avait accusé, dans une interview au journal autrichien Kurier, l’UE d’être «pro-arabe», et il a rappelé que l’Autriche allait prendre en juillet prochain la présidence tournante de l’UE.
M. Klima a de son côté fait part de l’inquiétude européenne face à l’enlisement du processus de paix.
A plusieurs reprises, M. Netanyahu a accusé l’Iran de constituer «un grand danger pour la région», notamment en raison de «sa technologie nucléaire et de son «acquisition de missiles balistiques». Je crois que cela menace directement Israël et directement l’Europe», a-t-il dit aussi. (AFP)
La visite en Autriche du premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a contribué à normaliser les relations entre les deux pays, Vienne reconnaissant une nouvelle fois la participation «active» d’Autrichiens à l’holocauste.Au cours d’une conférence de presse conjointe, avant le départ du premier ministre israélien, le chancelier Viktor Klima a reconnu que «beaucoup d’Autrichiens ont participé activement à l’holocauste».Il a indiqué souhaiter poursuivre le travail de son prédécesseur, Franz Vranitzky, qui avait été le premier chancelier autrichien à reconnaître en 1991 une coresponsabilité morale de l’Autriche pour les crimes commis notamment contre les juifs et les tziganes.Ces propos avaient à l’époque considérablement contribué à réchauffer les relations particulièrement tendues entre les...