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Actualités - Reportage

Le millionnaire d'à-côté Best Seller aux States

WASHINGTON-Irène Mosalli
C’est un self-made man, qui gère une petite affaire, vit dans une maison ne valant pas plus de 320.000 dollars, qui ne dépense jamais plus de 140 dollars pour une paire de chaussures, 235 dollars pour une montre et 399 dollars pour un complet...

La surprenante vérité
sur la fortune

Tel est le portrait du nouveau millionnaire, que tracent deux auteurs, Thomas Stanley et William Danko, qui ont effectué des recherches très poussées sur la fortune américaine. Ils ont publié les résultats de leurs travaux sous le titre «The Millionnaire Next Door: The Surprising Truth About Weatlh In America» (le Millionnaire d’à-côté: la surprenante vérité sur la fortune en Amérique) qui reste depuis sa publication, il y a sept mois, dans la liste des best-sellers.
Et pour cause qui ne rêve d’être dans le camp des nantis?
Durant vingt ans, les deux auteurs ont planché sur le sujet, effectuant un large éventail d’interviews, de sondages, recueillant des informations tous azimuts.
Selon eux, on se fait une fausse idée de l’art et de la manière de devenir richissime. L’héritage est rarement une source de fortune aux Etats-Unis, de même que les hauts diplômes ou le fait d’être surdoué. L’argent est le résultat d’un travail assidu, de laborieuses économies et surtout d’un train de vie en dessous de ses moyens.

Indifférents au
gotha et à
ses pompes

C’est ainsi qu’on apprend que les millionnaires utilisent des voitures de seconde main, élèvent des enfants qui ignorent (jusqu’à l’âge adulte) le compte en banque de leurs parents, et par-dessus tout, rejettent tout luxe.
On apprend aussi que les millionnaires flamboyants et mis en vedette par les médias ne représentent qu’une petite minorité. Et pourtant les statistiques des deux auteurs donnent les chiffres suivants: la fortune personnelle aux Etats-Unis se monte à 22 trillions et 80% des millionnaires sont une première génération d’argentés. Leurs règles de vie et de travail reposent sur cinq concepts:
— Ils choisissent le créneau de travail.
— Ils consacrent leur temps, leur énergie et bien entendu leur capital, à bâtir une fortune.
— Ils sont persuadés que l’indépendance financière est plus importante que l’étalage de statuts sociaux.
— Par conséquence, ils se soucient comme d’une guigne des apparences et préfèrent mener l’existence de M. Tout le Monde plutôt que de rivaliser avec la réputation des membres du gotha.
— Leurs enfants adultes se suffisent à eux-mêmes.
Selon cette même étude, les personnes qui remplissent le mieux ces conditions ont un profil donné. Ils ont tous vécu dans la même ville durant tout leur âge adulte. Ils possèdent une petite usine ou une chaîne de magasins ou encore une firme de services. Ils ne sont mariés qu’une fois. Ils vivent dans des quartiers habités par des gens ayant une fraction de leur fortune. Ils sont férus d’investissement. Ils ont fait seuls leur argent.
A leurs progénitures, ils laissent un legs précis: «Il y a des choses beaucoup plus valables que l’argent: la bonne santé, un bonheur durable, une famille aimante, de bons amis et aussi compter sur soi et se réaliser pleinement dans l’honnêteté, le respect et l’intégrité. L’argent n’est que la crème du gâteau. Pas besoin de tricher et de voler pour s’en gaver».
Facile à dire quand on en a.
WASHINGTON-Irène MosalliC’est un self-made man, qui gère une petite affaire, vit dans une maison ne valant pas plus de 320.000 dollars, qui ne dépense jamais plus de 140 dollars pour une paire de chaussures, 235 dollars pour une montre et 399 dollars pour un complet...La surprenante véritésur la fortuneTel est le portrait du nouveau millionnaire, que tracent deux auteurs, Thomas Stanley et William Danko, qui ont effectué des recherches très poussées sur la fortune américaine. Ils ont publié les résultats de leurs travaux sous le titre «The Millionnaire Next Door: The Surprising Truth About Weatlh In America» (le Millionnaire d’à-côté: la surprenante vérité sur la fortune en Amérique) qui reste depuis sa publication, il y a sept mois, dans la liste des best-sellers.Et pour cause qui ne rêve d’être dans le camp...