Cette campagne sur quatre années est destinée à «sortir de l’ombre» ce mal qui touche au moins 40 millions de personnes dans le monde, dont plusieurs millions en Amérique latine. Elle a été annoncée conjointement par l’OMS (Organisation mondiale de la santé) et deux organisations non-gouvernementales, la Ligue internationale contre l’épilepsie (ILAE, professionnels de santé) et le Bureau international pour l’épilepsie (patients et familles).
Ce lancement s’inscrit dans le droit fil de la déclaration d’une campagne mondiale en faveur d’un effort pour mieux combattre l’épilepsie, faite en juin dernier, au siège de l’OMS à Genève, par ces trois partenaires.
«Actuellement, la médecine permet de traiter avec succès les trois quarts des épileptiques, mais pourtant les trois quarts d’entre eux, soit environ 30 millions dans le monde, ne reçoivent aucun traitement, et ce le plus souvent dans les pays en voie de développement», a déclaré à Buenos Aires le docteur Edwards Reynolds, président de la campagne mondiale.
L’épilepsie est sans doute le problème médical le plus universel, a-t-il poursuivi, en soulignant qu’elle touche tous les pays, frappe toutes les classes sociales, à tout âge et quelle que soit l’appartenance ethnique.
Cette campagne vise à mobiliser les gouvernements et les autorités sanitaires, mais aussi à informer le public et les patients, a-t-il expliqué. L’épilepsie, dans sa forme la plus fréquente, est caractérisée par des crises de convulsions, avec contraction désordonnée des membres, qui débutent par une perte de conscience.
En Argentine, l’épilepsie touche 1% des enfants entre 0 et 15 ans et 0,5% des adultes, a indiqué le professeur Natalio Fejerman, vice-président de l’ILAE. (AFP)


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