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Actualités - Chronologie

Le numéro un chinois renforce son pouvoir sur l'armée

Le numéro un chinois Jiang Zemin a pris personnellement en main le dossier de la modernisation de l’armée engagée par Deng Xiaoping, en lui assignant publiquement l’objectif d’une réduction d’effectifs de 500.000 hommes en trois ans.
L’affirmation du pouvoir du secrétaire général du Parti communiste sur l’appareil militaire crée cependant un certain malaise parmi les vétérans, qui craignent de voir l’armée trop «inféodée» à un seul homme, de surcroît un civil, soulignaient des sources diplomatiques occidentales.
Après avoir annoncé cette réduction drastique d’effectifs (soit un homme sur six) lors de la séance d’ouverture du XVe Congrès du PC, M. Jiang a été proclamé par les plus hauts responsables de l’armée «successeur loyal et prometteur» de Deng Xiaoping, le patriarche mort en février.
Selon certains analystes, le renforcement du pouvoir de M. Jiang au sein de l’Armée populaire de libération (APL) va de pair avec une perte de poids du «lobby militaire» en tant que tel au sein du parti, les intérêts de l’APL étant désormais inextricablement liés au processus de réformes économiques et d’ouverture du pays.
Des intérêts d’autant plus forts que l’effort de la modernisation doivent se porter vers l’obtention de technologies de pointe et vers la marine et l’armée de l’air, des domaines fortement tributaires de la coopération avec l’étranger, faisait remarquer un diplomate occidental.
Ces orientations viseraient notamment à assurer la suprématie de la Chine dans ses mers méridionales, et à maintenir la pression sur l’île nationaliste de Taïwan, afin de l’amener un jour à entamer des négociations pour la «réunification pacifique» du pays.
«L’armée ne constitue plus un noyau pur et dur au sein du régime», a constaté un analyste européen.
L’APL «n’a pas de politique alternative aux réformes, ni un candidat meilleur face à Jiang Zemin, même si elle rechigne à obéir pour la première fois de son histoire à quelqu’un sans passé militaire», a souligné de son côté un ancien attaché militaire européen.
M. Jiang, arrivé au pouvoir en 1989, a su tisser son propre réseau à l’intérieur de l’APL, grâce notamment aux départs à la retraite des vétérans des grandes épopées militaires des années 30 et 40.
Deux des quatre vice-présidents de la Commission militaire centrale (présidée par M. Jiang), le chef d’état-major général, le directeur du Département de logistique, le commandement de la marine et de l’armée de l’air, ainsi que cinq des sept chefs des régions militaires ont été nommés après 1995.
M. Jiang devrait encore imposer le général Zhang Wannian, au détriment de figures qui lui sont moins attachées, au seul fauteuil des militaires au sein de la Commission permanente du Bureau politique, après le retrait prévu de l’amiral Liu à l’issue du XVe Congrès.
«Bien que les nominations se soient effectuées dans un cadre régulier, il est évident qu’elles ont servi à renforcer le pouvoir de M. Jiang», a indiqué un diplomate occidental, faisant néanmoins noter que le numéro un chinois pourrait être «victime de son propre succès».
«Parmi les officiels, on entend des mises en garde sur le risque de voir une armée trop subordonnée à M. Jiang. Les vétérans notamment soulignent que l’APL est une armée du peuple, et non pas celle d’un seul homme», a indiqué le diplomate.
L’APL, cependant, doit «se battre» pour le moment pour conserver ses positions, plutôt que pour gagner du terrain dans l’appareil politique, sa présence dans les organes de direction du PC s’étant réduite ces dernières années en peau de chagrin, indiquent d’autres analystes.
En 1982, au début des réformes, neuf des 25 membres titulaires du Bureau politique étaient issus des rangs de l’armée, alors qu’il n’en reste actuellement que deux sur 19. (AFP)
Le numéro un chinois Jiang Zemin a pris personnellement en main le dossier de la modernisation de l’armée engagée par Deng Xiaoping, en lui assignant publiquement l’objectif d’une réduction d’effectifs de 500.000 hommes en trois ans.L’affirmation du pouvoir du secrétaire général du Parti communiste sur l’appareil militaire crée cependant un certain malaise parmi les vétérans, qui craignent de voir l’armée trop «inféodée» à un seul homme, de surcroît un civil, soulignaient des sources diplomatiques occidentales.Après avoir annoncé cette réduction drastique d’effectifs (soit un homme sur six) lors de la séance d’ouverture du XVe Congrès du PC, M. Jiang a été proclamé par les plus hauts responsables de l’armée «successeur loyal et prometteur» de Deng Xiaoping, le patriarche mort en...