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Actualités - Chronologie

FMI - BM : assemblées annuelles sur fond de tempête monétaire

Déréglementation financière et surveillance, ressources propres des institutions et allégement de la dette seront au menu des réunions annuelles de la Banque mondiale et du FMI sur fond de crises monétaires en Asie.
Les réunions annuelles des institutions de Bretton Woods se dérouleront à Hong Kong du 20 au 25 septembre et débuteront par une réunion des ministres des Finances et gouverneurs de banques centrales des sept pays les plus industrialisés (G7-Finances).
Le FMI tirera les leçons de la tempête monétaire asiatique qui renforce la nécessité d’une plus grande surveillance, d’un assainissement des systèmes bancaires et d’une grande transparence des informations.
Sur la table du Comité intérimaire — instance politique du FMI — devraient figurer les principes d’un amendement aux statuts de l’institution visant à lui donner le rôle de promoteur de la libéralisation des mouvements de capitaux.
Mais à la lumière de la chute des monnaies des pays asiatiques, qui se sont trop appuyés sur les financements extérieurs, ce projet risque de soulever débat.
Si pour Stanley Fischer, directeur général adjoint du FMI, la crise asiatique ne va pas ralentir le processus de déréglementation financière, pour d’autres, il est urgent d’attendre.
Dans une lettre au Comité intérimaire, l’importante association de banquiers IIF invite à prendre le temps d’un large débat public avant d’amender les statuts du Fonds.
Sur un autre front, celui de ses finances propres, le FMI devrait avancer sur le dossier de l’allocation spéciale de DTS (droits de tirage spécial), l’unité monétaire de réserve du FMI.
De source monétaire, on est optimiste pour trouver un accord sur le montant de cette allocation distribuée à tous les membres et qui réglerait un problème d’iniquité. Quelque 39 Etats membres du FMI, dont les pays de l’ancien bloc de l’Est entrés dans l’institution des dernière années, n’ont jamais reçu leur part équitable de cette unité de réserve.
Un autre dossier, concernant l’augmentation de capital de l’institution en négociation depuis plus de deux ans, devrait également avancer. Il s’agit de réviser à la hausse (d’au moins 50%, selon les désirs du directeur général Michel Camdessus) les quote-parts des Etats membres.
Les assemblées de Hong Kong seront aussi l’occasion de faire le point sur l’initiative de la Banque mondiale et du FMI pour alléger la dette des pays les plus pauvres.
Après l’Ouganda l’année dernière qui avait bénéficié d’un allégement de son endettement de 338 millions de dollars, la Bolivie vient de se voir accorder une réduction de dette de 448 millions de dollars.
Burkina Faso, Mozambique, Guyane et Côte-d’Ivoire sont les prochains sur la liste.
Pour le FMI, ce plan d’allégement de la dette, auquel il participe via son outil de prêts aux pays pauvres, l’Esaf-Fasr, pose un problème de financement. Le Fonds cherche la concrétisation des promesses de contributions bilatérales alors que la suggestion de la vente d’une partie de ses réserves d’or avait été écartée il y a un an pour financer l’Esaf-Fasr. La question de l’or pourrait bien revenir sur la table.
Pour la Banque mondiale, les sujets qui seront mis en avant par son président James Wolfensohn seront notamment la lutte contre la corruption et l’encouragement aux investissements privés dans les infrastructures des pays en développement, a indiqué Alex Fhakow, secrétaire exécutif du Comité de développement, instance politique de la Banque mondiale.
Les besoins en infrastructures (routes, électricité, télécoms) des pays en développement sont estimés à 200 milliards de dollars et seulement 10% pour l’instant intéressent le secteur privé. (AFP)
Déréglementation financière et surveillance, ressources propres des institutions et allégement de la dette seront au menu des réunions annuelles de la Banque mondiale et du FMI sur fond de crises monétaires en Asie.Les réunions annuelles des institutions de Bretton Woods se dérouleront à Hong Kong du 20 au 25 septembre et débuteront par une réunion des ministres des Finances et gouverneurs de banques centrales des sept pays les plus industrialisés (G7-Finances).Le FMI tirera les leçons de la tempête monétaire asiatique qui renforce la nécessité d’une plus grande surveillance, d’un assainissement des systèmes bancaires et d’une grande transparence des informations.Sur la table du Comité intérimaire — instance politique du FMI — devraient figurer les principes d’un amendement aux statuts de l’institution...