Avec 197 avortements pour 100 nouveau-nés enregistrés en 1996 et 4,6 millions d’interruptions volontaires de grossesse recensées depuis 1990 pour une population de 23 millions d’habitants, la Roumanie détient le «record» mondial en la matière, indique une étude réalisée pour le compte de l’ONU et publiée jeudi à Bucarest.
Selon cette étude financée par le Fonds des Nations Unies pour les activités en matière de population (FNUAP), qui place la Russie et la Bulgarie immédiatement derrière la Roumanie pour le nombre d’IVG, moins de 20% des Roumaines utilisent des moyens contraceptifs modernes.
Le nombre d’IVG a cependant constamment baissé en Roumanie depuis 1990 - année de la légalisation des avortements et lorsqu’il y a eu près d’un million d’IVG pour 300.000 naissances.
L’absence d’éducation sanitaire et sexuelle, mais aussi les difficultés économiques croissantes qui touchent près de la moitié de la population expliquent le fréquent recours à l’IVG, dont le coût est l’équivalent de 4 dollars, selon cette étude.
Le taux de mortalité infantile a pour sa part connu une hausse inquiétante depuis 1990, s’élevant à 22,3 décès pour 1.000 nouveau-nés l’année dernière.
La mortalité maternelle, généralement en baisse, a néanmoins augmenté dans sept des départements les plus pauvres, notamment dans le sud et l’est du pays.
Le FNUAP a décidé d’octroyer 700.000 dollars à la Roumanie pour des projets liés à l’amélioration de l’assistance médicale et à l’éducation des couples.


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