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Actualités - Chronologie

Jeux de 2004 : le triomphe d'Athènes lance la course pour 2008

Le triomphe d’Athènes pour les Jeux de 2004 a immédiatement ouvert la campagne pour ceux de 2008 qui seront attribués en 2001 à Moscou au terme de vingt-et-un ans de présidence de Juan Antonio Samaranch.
L’Europe, victorieuse pour 2004 avec Athènes, apparaît désormais hors course et devra attendre 2012 au plus tôt pour nourrir à nouveau de légitimes prétentions.
Les candidates battues lors du scrutin de vendredi soir, Rome et Stockholm, ont annoncé leur abandon. «La victoire d’Athènes est la défaite de Primo Nebiolo (président de l’IAAF). L’heure est aux règlements de compte en Italie et les Suèdois vont se concentrer sur les jeux d’hiver de 2006», commentait-on dans les milieux olympiques.
D’autres villes européennes qui se sont manifestées pour 2008, comme Londres ou Vienne ou encore la région de la Ruhr, ne se lanceront pas dans l’aventure.
La France et Paris attendaient aussi le verdict du CIO pour se déclarer. L’idée de candidature est remise à plus tard.
Le terrain est donc libre pour l’Asie, l’Afrique ou l’Amérique.
Les Chinois décideront le 10 octobre prochain s’ils entrent en lice avec Pékin ou Shanghaï. Osaka a déjà planté ses jalons avec une forte délégation d’observateurs à Lausanne. Bangkok, site des prochains Jeux asiatiques en 1998, est également sur les rangs.
Les Etats-Unis réapparaîtront douze ans après Atlanta. Plusieurs villes dont New York ont versé 100.000 dollars de caution. Une seule sera retenue par le Comité olympique américain (USOC).
Restent l’Afrique et l’Amérique du Sud, toujours absentes de la carte olympique.
Buenos Aires, première éliminée vendredi, persévère. Elle retrouvera sur son chemin Rio de Janeiro. «Nous estimons la situation favorable. Nous avons tiré les leçons de notre échec (NDLR — Rio a figuré dans les six villes éliminées en mars dernier). Nous brûlons d’envie de recommencer», a confié Carlos Nuzman, président du comité olympique brésilien.

Dette payée

Les Sud-africains du Cap, même battus, ne cachent pas leur satisfaction. ils estiment leur troisième place «très encourageante».
«Nous sommes très contents, jubilait Jean-Claude Ganga, président de l’ACNOA (Association des comités olympiques africains). Troisième devant Stockholm, on ne va pas se plaindre».
Le dépôt des candidatures pour 2008 est prévu pour janvier 2000.
La victoire d’Athènes ouvre un autre châpitre pour la capitale grecque. Celle des rivalités pour la constitution du comité organisateur. Gianna Angelopoulos-Daskalakis, présidente du comité de candidature d’Athènes, «sans laquelle la capitale grecque n’aurait certainement pas gagné», hésite à poursuivre l’aventure. Elle aurait, dit-on, d’autres objectifs au niveau politique.
«Ce serait dommage pour Athènes qu’elle abandonne. Pour la candidature, elle n’a commis aucune erreur», confiait le président du CIO au soir du résultat.
Ce sont les gaffes répétées des Grecs qui leur ont fait perdre les jeux du Centenaire en 1990 à Tokyo.
«Depuis la désignation d’Atlanta, nous ressentions avoir une dette envers Athènes. Cette dette est effacée et bien effacée avec une victoire dont l’ampleur (25 voix d’écart avec Rome au quatrième tour) en dit long», commentait-on parmi les membres du CIO qui se sont redonné bonne conscience.

Les candidatures
sud-américaines
toujours vouées à l’échec,
selon Joao Havelange

Une candidature sud-américaine à l’organisation des jeux Olympiques «sera toujours vouée à l’échec» sachant que seuls huit membres du Comité international olympique sont originaires d’Amérique latine, a commenté le président de la Fédération internationale de football, Joao Havelange.

«C’est très simple et mathématique, a lancé le Brésilien. Cinquante-cinq des 110 membres du CIO sont européens alors que nous ne sommes que huit. Donc nous n’arriverons jamais à rien».

Interrogé par la presse sur le déroulement du vote qui a vu la désignation d’Athènes pour l’organisation des jeux de 2004, à Lausanne, M. Havelange a particulièrement regretté que Buenos Aires ait été éliminée dès le premier tour du vote. «Je suis triste. Je ne pensais pas que l’Argentine perdrait dès le premier tour. Le comité de candidature de Buenos Aires a fait du très bon travail et ses arguments étaient très forts», a-t-il souligné.

Buenos Aires, qui postulait pour la cinquième fois à l’accueil des jeux, était à égalité avec Le Cap avec 16 voix à l’issue du premier tour mais a été éliminée lors du vote supplémentaire nécessaire pour départager les deux villes. (AFP)
Le triomphe d’Athènes pour les Jeux de 2004 a immédiatement ouvert la campagne pour ceux de 2008 qui seront attribués en 2001 à Moscou au terme de vingt-et-un ans de présidence de Juan Antonio Samaranch.L’Europe, victorieuse pour 2004 avec Athènes, apparaît désormais hors course et devra attendre 2012 au plus tôt pour nourrir à nouveau de légitimes prétentions.Les candidates battues lors du scrutin de vendredi soir, Rome et Stockholm, ont annoncé leur abandon. «La victoire d’Athènes est la défaite de Primo Nebiolo (président de l’IAAF). L’heure est aux règlements de compte en Italie et les Suèdois vont se concentrer sur les jeux d’hiver de 2006», commentait-on dans les milieux olympiques.D’autres villes européennes qui se sont manifestées pour 2008, comme Londres ou Vienne ou encore la région de la...