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Actualités - Chronologie

Fin des vacances pour Bill Clinton, qui retrouve Washington et les soucis

Après trois semaines de vacances, le président Bill Clinton retrouvait dimanche Washington et les soucis politiques, de la situation explosive en Bosnie à la bataille pour obtenir du Congrès le droit de signer des accords de libre échange avec les pays d’Amérique du Sud.
M. Clinton a quitté dans la matinée l’île de Matha’s Vineyard (Massachusetts), le petit coin de paradis dans l’Atlantique où il se reposait depuis le 17 août et où il a partagé son temps entre golf, dîners en ville et jeux de société en famille. «j’aimerais que ça dure trois semaines de plus», avait-il lâché samedi.
Son épouse Hillary, qui était rentrée samedi soir de Londres après avoir assisté aux funérailles de la princesse Diana, l’accompagnait, ainsi que leur fille Chelsea, qui s’apprête à quitter le cocon familial pour aller à l’université.
M. Clinton «a vraiment apprécié» ses vacances, les plus longues depuis qu’il est au pouvoir, et a eu le temps «de penser et de charger ses batteries», a commenté un porte-parole, Joe Lockhart.
Il en aura besoin, car la rentrée s’annonce chargée. Dès cette semaine, la Maison-Blanche suivra ainsi de près la première visite au Proche-Orient du secrétaire d’Etat Madeleine Albright — alors que le processus de paix a été de nouveau frappé par un attentat suicide — ainsi que les élections municipales du week-end prochain en Bosnie, où l’engagement de la force de l’OTAN, et donc des troupes américaines, s’accroît graduellement.
La tâche de M. Clinton est également lourde sur le plan intérieur. En tête de liste figure le grand combat du «fast track» (procédure rapide) au Congrès, nom de la procédure exceptionnelle dont il a besoin pour pouvoir entamer les négociations avec le Chili sur la conclusion d’un accord de libre échange.
M. Clinton peut a priori compter sur le soutien de l’opposition républicaine, qui contrôle le Congrès, mais se heurtera paradoxalement à la majorité de son propre Parti démocrate, dont les leaders à la Chambre considèrent que libre échange est synonyme de suppressions d’emplois.
Son projet d’instauration de tests en lecture et en mathématiques pour les écoliers américains constitue un autre de ses objectifs et un autre sujet de polémique. L’idée a, en effet, provoqué l’opposition à la fois des républicains les plus conservateurs et de certains mouvements de gauche.
La préparation de la conférence de décembre à Kyoto (Japon) sur les changements climatiques s’apparente aussi à un champ de mines.
M. Clinton avait refusé en juin devant l’ONU de s’engager sur un objectif chiffré pour la réduction des émission de gaz à effet de serre, mais avait promis que les Etats-Unis le feraient à Kyoto. Il ne semble cependant pas avoir effectué de progrès depuis et le temps presse pour convaincre les milieux industriels, qui freinent des quatre fers.
Il devra aussi bientôt prendre position sur l’accord conclu en juin entre une quarantaine d’Etats et les fabricants américains de tabac.(AFP)
Après trois semaines de vacances, le président Bill Clinton retrouvait dimanche Washington et les soucis politiques, de la situation explosive en Bosnie à la bataille pour obtenir du Congrès le droit de signer des accords de libre échange avec les pays d’Amérique du Sud.M. Clinton a quitté dans la matinée l’île de Matha’s Vineyard (Massachusetts), le petit coin de paradis dans l’Atlantique où il se reposait depuis le 17 août et où il a partagé son temps entre golf, dîners en ville et jeux de société en famille. «j’aimerais que ça dure trois semaines de plus», avait-il lâché samedi.Son épouse Hillary, qui était rentrée samedi soir de Londres après avoir assisté aux funérailles de la princesse Diana, l’accompagnait, ainsi que leur fille Chelsea, qui s’apprête à quitter le cocon familial pour...