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Actualités - Chronologie

Le cinéma américain débarque à Deauville

Stars, producteurs et réalisateurs du Nouveau Monde débarqueront dès vendredi sur la côte normande à partir de la tête de pont du cinéma américain qu’est devenue Deauville depuis vingt-trois ans.
Depuis 1995, le délégué général du festival, Lionel Chouchan, a mis au point une formule bien rodée, axée sur une compétition entre dix films indépendants, des avant-premières proposant notamment quelques gros succès du box office américain, et un «panorama» qui «se veut un reflet de la variété de la production américaine de l’année».
S’y ajoutent les hommages habituels, cette année au réalisateur iconoclaste John Waters (Pink Flamingos, Cry Baby), à l’acteur Morgan Freeman (Miss Daisy et son chauffeur, Seven).
Sont attendus sur les planches Harrison Ford, qui joue le président des Etats-Unis dans «Air Force One», un «blockbuster» (grosse production) estival, Mira Sorvino, Roy Scheider, Robin Wright, John Woo et son dernier film «Face Off», Mike Figgis (Pour une nuit) ou encore Sophie Marceau, qui préside cette année le jury.
A ses côtés plancheront les comédiennes Ines Sastre, Elodie Bouchez et Michèle Laroque, le réalisateur Etienne Chatiliez ou encore les comédiens John Hurt et Lambert Wilson.
Mais Deauville donne aussi l’occasion de voir et de rencontrer les étoiles montantes d’outre-Atlantique, propulsées en même temps que les réalisateurs indépendants qui les révèlent, telles les actrices Parker Posey et Ashley Judd.
Les «indies» explorent souvent des thèmes dans lesquels les «majors» américaines n’oseraient jamais se fourvoyer.
C’est par un exemple un week-end entre homosexuels, dont certains sont condamnés par le Sida, que donne à voir le réalisateur Joe Mantello dans «Love! Valour! Compassion!» adaptation filmée d’une pièce de théâtre.
«En compagnie des hommes» «In the Company of Men» est une comédie noire sur la nouvelle misogynie. C’est le premier film – remarqué – de Neil LaBute. «Sunday», le Grand prix de Sundance, est aussi un premier film et traite d’une histoire d’amour new-yorkaise entre laissés-pour- compte l’espace de 24 heures. Il est dû à Jonathan Nossiter, jeune cinéaste américain parlant parfaitement le français et fin connaisseur en vins.
Ces deux derniers films ont déjà été présentés à Cannes cette année. «En compagnie des hommes» a aussi été projeté au festival de Montréal, qui s’est clos hier.
On pourrait encore citer Gregg Araki, dont «Nowhere» est le dernier volet d’une trilogie sur la jeunesse paumée de Los Angeles, et Kevin Smith, qui avait fait des débuts tonitruants voici trois ans avec un film «fauché» et plein d’humour (Clerks) et revient avec «Chasing Amy» après une ou deux expériences malheureuses de scénariste hollywoodien.

Masochisme

«Air Force One», ou encore «Locusts», film indépendant de John Patrick Kelley, se retrouveront également à Venise, dont le nouveau directeur, Felice Laudadio, a dit tout le mal qu’il pensait des superproductions hollywoodiennes débordant d’effets spéciaux, numériques ou optiques.
«Je pense que les films américains qui se concentrent exclusivement sur les effets spéciaux sont condamnés», avait-il déclaré le 27 août, jour de l’ouverture du 54e festival de Venise.
«Si le cinéma US continue de produire des films à 100 millions de dollars d’effets spéciaux et dont le travail des ingénieurs et des informaticiens se substitue à celui des réalisateurs et des scénaristes, alors (le cinéma) court un gros risque», avait-il ajouté.
«Je trouve que c’est une affirmation stupide et démentie tous les jours par les chiffres du monde entier», a réagi Lionel Chouchan.
«Ce n’est même pas conforme à ce qu’ils font à Venise car, d’un côté, ils critiquent les Américains et, de l’autre, ils invitent leurs plus grandes stars, comme (Sylvester) Stallone», a-t-il déclaré.
«Ce qui me fait dire que les Américains sont masochistes ou alors, c’est la fascination de Venise qui joue», a-t-il noté.
Chouchan a trouvé «déplorable» que Stallone fasse le voyage vénitien sans se montrer à Deauville. Il joue aux côtés de Robert de Niro et de Ray Liotta dans «Copland», de James Mangold. Ce film, un temps attendu à Cannes, sera finalement projeté à Venise et à Deauville.
«J’ai eu une grande conversation avec une grande compagnie, à savoir Miramax, puisque «Copland» est à Venise et à Deauville. Or, Stallone fait l’aller-retour à Venise mais ne vient pas à Deauville», a-t-il dit.
«Je trouve ça déplorable et la grande compagnie en a convenu et m’a dit: ‘En fait, c’est tout bon pour vous’», en référence aux déclarations engagées de Laudadio.
Miramax distribue Copland et les frères Weinstein, fondateurs de cette filiale de Walt Disney, en sont les producteurs exécutifs. (Reuter)
Stars, producteurs et réalisateurs du Nouveau Monde débarqueront dès vendredi sur la côte normande à partir de la tête de pont du cinéma américain qu’est devenue Deauville depuis vingt-trois ans.Depuis 1995, le délégué général du festival, Lionel Chouchan, a mis au point une formule bien rodée, axée sur une compétition entre dix films indépendants, des avant-premières proposant notamment quelques gros succès du box office américain, et un «panorama» qui «se veut un reflet de la variété de la production américaine de l’année».S’y ajoutent les hommages habituels, cette année au réalisateur iconoclaste John Waters (Pink Flamingos, Cry Baby), à l’acteur Morgan Freeman (Miss Daisy et son chauffeur, Seven).Sont attendus sur les planches Harrison Ford, qui joue le président des Etats-Unis dans «Air Force...