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Actualités - Chronologie

Trop froids les Windsor, au gré des journaux

La presse londonienne de mercredi s’en prend directement à la famille royale, qu’elle exhorte à manifester un peu d’émotion après la fin tragique de la princesse Diana.
«Si seulement les membres de la famille royale osaient pleurer avec le peuple», écrit «The Independent» en se demandant, à l’instar de beaucoup de Britanniques, si la monarchie n’a pas à jamais perdu le contact avec ce que peuvent ressentir ses sujets.
La mort de Lady Di donne lieu à une émotion sans précédent à Londres, où quelque 100.000 personnes viennent chaque jour rendre hommage à la disparue devant son palais de Kensington.
Face à ce déferlement — inhabituel chez un peuple d’ordinaire stoïque et réservé — le palais de Buckingham a mis à la disposition du public une quantité de livres de condoléances. Mais il ne s’est lui-même guère exprimé jusqu’à présent.
«Si la famille royale laisse passer ce moment crucial sans exprimer publiquement des regrets, elle en subira le choc en retour au cours des mois et des années qui viennent», écrit dans le «Daily Express» Anthony Holden, biographe des têtes couronnées, dans un long article en forme d’avertissement.
Le quotidien à scandales «The Sun» prend moins de gants: «Montrez-nous que la maison de Windsor a un cœur», écrit-il en s’indignant qu’il n’y ait pas de drapeau en berne sur le palais de Buckingham.
«Vue de l’extérieur, la maison de Windsor semble une zone froide et exempte de compassion, où le devoir et le protocole repoussent les émotions humaines dans un coin sombre», poursuit son éditorialiste.
Beaucoup de commentateurs se déclarent choqués que quelques heures à peine après l’annonce de la mort de la princesse, le prince Charles ait emmené ses deux fils à la messe dominicale comme si de rien n’était, ce qui les a obligés à affronter l’œil des caméras tête haute et sans laisser paraître leur chagrin.
«Le public n’est plus impressionné par les masques d’impassibilité, par le fait d’obliger des gamins éplorés à passer un costume et à se rendre à un service religieux où le nom de leur mère n’est même pas mentionné», écrit la journaliste Suzanne Moore.
Toujours à propos des fils de Lady Di et de Charles, le «Sun» rapporte que le prince William, qui a 15 ans, aurait insisté auprès de Buckingham pour suivre à pied le cercueil de sa mère jusqu’à l’abbaye de Westminster. D’après le quotidien, il aurait fait valoir que tel aurait été le vœu de la princesse.
Le «Daily Express», qui cite une source éminente à Buckingham, écrit, quant à lui, que le jeune prince a fait preuve d’un grand courage et d’une maturité peu commune, et qu’il est déterminé à faire entendre sa voix dans les dispositions des funérailles. (Reuter)

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La presse londonienne de mercredi s’en prend directement à la famille royale, qu’elle exhorte à manifester un peu d’émotion après la fin tragique de la princesse Diana.«Si seulement les membres de la famille royale osaient pleurer avec le peuple», écrit «The Independent» en se demandant, à l’instar de beaucoup de Britanniques, si la monarchie n’a pas à jamais perdu le contact avec ce que peuvent ressentir ses sujets.La mort de Lady Di donne lieu à une émotion sans précédent à Londres, où quelque 100.000 personnes viennent chaque jour rendre hommage à la disparue devant son palais de Kensington.Face à ce déferlement — inhabituel chez un peuple d’ordinaire stoïque et réservé — le palais de Buckingham a mis à la disposition du public une quantité de livres de condoléances. Mais il ne s’est...