Selon ce journal, le gouvernement a soumis au Parlement un projet de loi prévoyant l’instauration d’une série de taxes dont un impôt sur le revenu pour les Koweitiens et les non Koweitiens.
Des sources parlementaires interrogées par l’AFP ont cependant démenti qu’un tel projet ait été soumis à la chambre.
Mais un responsable koweitien qui a requis l’anonymat a cependant reconnu qu’un comité du ministère des Finances était en train de revoir le système fiscal du pays.
Selon «al-Qabas», qui affirme disposer du projet de loi élaboré par le ministère, les changements que le cabinet koweitien envisage d’introduire prévoient également la réduction de 55% à 30% de la taxe imposée sur les bénéfices des compagnies étrangères et une possible soumission à cet impôt des compagnies locales.
Seules les compagnies étrangères au Koweit sont soumises à des taxes élevées. Elles doivent notamment s’acquitter de cet impôt sur le bénéfice à hauteur de 55% s’ils dépassent 365.000 dinars (1,2 million de dollars).
Le gouvernement a fait part à plusieurs reprises de son intention d’amender cette imposition, dissuasive pour les investisseurs étrangers.
Selon «al-Qabas», un impôt sur le revenu par tranche est prévu avec des taux d’imposition s’étalant de 5% pour des revenus annuels de 2.000 dinars (6.500 dollars) à 30% pour ceux supérieurs à un million de dinars (3,3 millions de dollars).
Après l’occupation irakienne du Koweit (août 1990-février 1991), le gouvernement avait dû puiser dans ses fonds à l’étranger pour financer une partie de l’effort de guerre de la coalition multinationale qui a libéré le pays, ainsi que la reconstruction.
De 100 milliards de dollars, ces fonds ont fondu à 40 mds et continuent à baisser car le budget du gouvernement accuse un déficit annuel d’au moins 3 mds depuis la libération, comblé par le recours à ces réserves. (AFP)


À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir