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Actualités - Chronologie

Jeux de 2004 La magie Mandela à la conquête du CIO

Le président Nelson Mandela, fort de la confiance des Sud-Africains en ses pouvoirs de séduction, part en Suisse lundi soir dans un ultime effort pour soutenir la candidature du Cap aux jeux olympiques de 2004.
Selon les dernières rumeurs à Lausanne, les dés ne sont pas encore jetés et tous les candidats conservent des chances. Aussi, très optimiste, la presse sud-africaine assure que la «magie Mandela» saura effacer au finish les quatre rivales du Cap, Rome, Athènes, Stockholm et Buenos Aires.
Après une campagne inlassable, le «sage de l’Afrique» a décidé d’aller lui-même en Suisse pour tenter de convaincre le comité international d’organisation (CIO) de choisir vendredi «la candidature de l’Afrique» et de soutenir la jeune démocratie sud-africaine.
«Le continent africain a besoin d’être applaudi; ce n’est plus un continent sombre», a-t-il déclaré lundi avant son départ.
Ces derniers mois, le président sud-africain s’est fait le héraut de l’olympisme africain: pour lui, les cinq anneaux olympiques qui symbolisent les cinq continents resterait privés de sens si les Jeux ne revenaient pas à l’Afrique.
«Le sport joue un rôle crucial dans l’unification du pays et la promotion de la réconciliation, a-t-il par ailleurs réaffirmé. Nous émergeons d’un régime de type autocratique et nous avons le droit de demander aux démocrates du monde entier de nous aider».

Coup de pouce

Les Sud-Africains assurent que les Jeux contribueraient à rééquilibrer les injustices héritées de l’apartheid grâce au développement des infrastructures sportives dans les banlieues défavorisées du Cap. Le pays, qui dispose d’un revenu annuel par tête de 3.000 dollars, affirme aussi avoir besoin d’un coup de pouce après de longues années d’apartheid et de sanctions internationales.
Pour mieux convaincre, M. Mandela part accompagné d’une délégation de près de 250 personnes comprenant notamment son bras droit, le vice-président Thabo Mbeki, et plusieurs sportifs.
Avant d’intervenir vendredi à Lausanne devant les délégués du CIO, cet ambassadeur de choc consacrera la journée de jeudi à user de son influence et de son charme dans les coulisses du «parlement olympique».
Son séjour en Suisse va commencer à Zurich par des rencontres avec les investisseurs privés, puis, mercredi, par une journée de visite officielle à Berne à l’invitation du président de la Confédération suisse, Arnold Koller. Le but essentiel est de «convaincre les investisseurs et d’augmenter les échanges commerciaux», a déclaré M. Mandela.
Les Suisses arrivent au 6e rang des investisseurs en Afrique du Sud, où ses entrepreneurs emploient quelque 25.000 personnes, essentiellement dans l’agro-alimentaire (avec Nestlé) et les services (dont les banques).
La Suisse a débloqué un programme d’aide de 300 millions de rands sur cinq ans pour l’éducation, la diffusion de la nouvelle constitution, les travaux de la commission Vérité et Réconciliation et la réforme foncière.



Le président Nelson Mandela, fort de la confiance des Sud-Africains en ses pouvoirs de séduction, part en Suisse lundi soir dans un ultime effort pour soutenir la candidature du Cap aux jeux olympiques de 2004.Selon les dernières rumeurs à Lausanne, les dés ne sont pas encore jetés et tous les candidats conservent des chances. Aussi, très optimiste, la presse sud-africaine assure que la «magie Mandela» saura effacer au finish les quatre rivales du Cap, Rome, Athènes, Stockholm et Buenos Aires.Après une campagne inlassable, le «sage de l’Afrique» a décidé d’aller lui-même en Suisse pour tenter de convaincre le comité international d’organisation (CIO) de choisir vendredi «la candidature de l’Afrique» et de soutenir la jeune démocratie sud-africaine.«Le continent africain a besoin d’être applaudi; ce n’est...