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Actualités - Chronologie

Jeux olympiques 2004 : l'Europe contre le reste du monde

JEUX OLYMPIQUES 2004: L’EUROPE CONTRE LE RESTE DU MONDE

L’Europe contre le reste du monde constituera l’affiche de la semaine olympique qui a débuté samedi à Lausanne et dont le dénouement interviendra vendredi soir par la désignation de la ville organisatrice des jeux Olympiques de 2004.
Avec trois canditatures de fort calibre sur les cinq en lice, l’Europe apparaît bien placée pour accueillir les jeux d’été une quinzième fois d’autant mieux qu’au rythme de l’alternance des continents, la situation ne la défavorise pas. Elle ne les a pas revus depuis barcelone en 1922 et aligne ses postulants, Athènes, Stockholm et Rome après Atlanta (1996) et Sydney (2000).
Leurs deux rivales de l’hémisphère sud n’arrivent toutefois pas sans arguments et leurs chances sont loin d’être minimes.
«La qualité technique des dossiers de Buenos Aires et du Cap n’a rien à envier à ceux de leurs rivales europénnes et elles font partie de région, l’Amérique du sud, et même de continent, l’Afrique, qui n’ont jamais obtenu les JO», souligne-t-on au Comité international olympique (CIO) parmi ceux qui souhaiteraient voir les Jeux rester au sud de l’équateur où ils ne seront descendus que deux fois (Melbourne 1956 et Sydney 2000).
En l’absence de toute concurrence nord-américaine, l’Europe joue la carte de la santé économique, des garanties financières et de l’expérience. Ses trois championnes ont déjà été ville olympique une fois, Athènes en 1896, Stockholm en 1912 et Rome en 1960.

«Joker de luxe»

Buenos Aires et Le Cap ont en revanche pour elles la force des symboles. Deux pays du sud qui défient la puissante Europe. Ils sont de cette catégorie qui n’ont jamais été dans d’aussi bonnes conditions techniques, économiques et politiques, pour prétendre organiser les Jeux, même si la capitale argentine s’y est déjà risquée deux fois. Elle a même été à une voix de la victoire contre Melbourne (21 à 20) pour 1956.
Pour tenter d’arracher la décision, Argentins et Sud-Africains feront monter un «Joker de luxe» aux créneaux. Les chefs d’Etat en personne, Carlos Menem et Nelson Mandela viendront plaider leur cause vendredi au cours de l’ultime audition face à la session du CIO forte de ses 111 membres.
«Menem est capable de les toucher droit au cœur», espèrent les Argentins. «Mandela rappellera que l’Olympisme doit beaucoup à l’Afrique et qu’il faut tirer un trait sur l’apartheid et la mise à l’écart de l’Afrique du sud du mouvement olympique pendant vingt-et-un ans», rétorquent les Africains.
Les Européens n’ont donc pas la partie facile. Le spectre de l’instabilité pour l’Argentine et les incertitudes de l’après-Mandela ne suffiront pas à leur assurer le succès. Les premiers tours de scrutin seront même dangereux. Les voix européennes seront dispersées. Il faudra éviter l’élimination qui frappe à chaque tour celui qui a le moins de suffrages jusqu’à ce que la majorité absolue soit atteinte (la moitié plus une voix).

Guerre destructrice

Stockholm apparaît le plus en retrait. Le soutien populaire s’est amélioré mais deux bombes et une série d’incendies criminels écarteront sans doute la Suède de la course.
«Le choix (du CIO) ne se fait pas sur des critères purement techniques et toute ville qui veut organiser les jeux doit aussi convaincre qu’ils seront bien accueillis», a toujours souligné le président du CIO, Juan Antonio Samaranch.
Rome et Athènes n’ont de pires ennemis qu’elles-mêmes. La guerre qu’Italiens et Grecs se livrent pourrait bien se révéler destructrice. Les Athéniens ont été échaudés face à Atlanta pour les jeux du Centenaire à prétendre que l’Histoire les leur devait. Ils sont plus modérés, moins sûrs de leur fait. Les Italiens en revanche tirent à boulets rouges sur ceux qu’ils estiment être leurs rivaux les plus dangereux. Primo Nebiolo, le président de la fédération internationale d’athlétisme (IAAF) n’a pas forcément servi la cause romaine par ses déclarations jugées «un peu excessives» contre les Grecs.
La guerre va inévitablement se poursuivre jusqu’à vendredi dans les couloirs du palais de Beaulieu. Le président Samaranch y mettra un terme vers 18h30 (16h30 GMT) en annonçant l’heureuse élue.
Quelques heures plus tard, samedi matin, il devrait obtenir un dernier mandat de quatre ans qui le maintiendra dans le fauteuil de Pierre de Coubertin jusqu’en 2001. (AFP)
JEUX OLYMPIQUES 2004: L’EUROPE CONTRE LE RESTE DU MONDEL’Europe contre le reste du monde constituera l’affiche de la semaine olympique qui a débuté samedi à Lausanne et dont le dénouement interviendra vendredi soir par la désignation de la ville organisatrice des jeux Olympiques de 2004.Avec trois canditatures de fort calibre sur les cinq en lice, l’Europe apparaît bien placée pour accueillir les jeux d’été une quinzième fois d’autant mieux qu’au rythme de l’alternance des continents, la situation ne la défavorise pas. Elle ne les a pas revus depuis barcelone en 1922 et aligne ses postulants, Athènes, Stockholm et Rome après Atlanta (1996) et Sydney (2000).Leurs deux rivales de l’hémisphère sud n’arrivent toutefois pas sans arguments et leurs chances sont loin d’être minimes.«La qualité technique...