Selon le journal, Israël aurait accepté de geler la construction d’un nouveau quartier réservé aux juifs, appelé Har Homa et mis en chantier en mars, pendant cinq semaines en octobre. De nombreuses fêtes juives, qui sont de toute façon fériées, tombent dans cette période.
En échange, les Palestiniens devraient accepter l’annulation du deuxième redéploiement de l’armée israélienne dans les territoires occupés, qui doit avoir lieu, selon eux, le 7 septembre en vertu des accords sur Hébron signés en janvier par les deux parties, affirme encore le Maariv.
Les Palestiniens ont demandé samedi au gouvernement israélien de procéder à ce redéploiement dans le délai prévu. Israël a répondu qu’il n’en avait pas l’intention tant que les Palestiniens ne lutteraient pas plus efficacement contre les islamistes armés.
Le premier redéploiement, prévu en mars, n’avait pas eu lieu parce que les Palestiniens qui en contestaient l’ampleur, l’avaient refusé.
Selon le Maariv, la proposition de gel provisoire de la colonisation émane d’un négociateur israélien, l’avocat Yitzhak Molkho, qui fera partie de la délégation devant se rendre à Washington avant la tournée de Mme Albright dans la région, prévue à partir du 9 septembre.
M. Molkho a rencontré secrètement la semaine dernière de hauts responsables palestiniens, dont le président Yasser Arafat, croit savoir le journal.
Un conseiller du premier ministre Benjamin Netanyahu a refusé de confirmer cette information. «Je ne peux confirmer une telle information et je n’ai pas entendu parler d’une telle formule», a déclaré M. Bar-Illan à la radio publique.
«La lutte contre le terrorisme est la condition préalable à la reprise des pourparlers de paix. C’est notre priorité et elle n’a pas changé», a-t-il ajouté.
Toujours selon le quotidien, M. Netanyahu envisagerait de suivre une décision adoptée par le gouvernement de l’ancien premier ministre travailliste Yitzhak Rabin de geler toute nouvelle construction de colonies juives dans les territoires.
La crise du processus de paix, dans l’impasse depuis la mise en chantier à la mi-mars du quartier de Har Homa, s’est aggravée depuis un attentat-suicide commis à Jérusalem le 30 juillet (15 victimes israéliennes et deux kamikazes tués). (AFP)


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